Maigre embellie pour la paie de lait des éleveurs européens en juin. Le prix moyen s’établit à 323,70 €/t (Union européenne à 28), soit une progression de 3,20 €/t en un mois. Pour juillet 2018, la Commission européenne anticipe un prix moyen payé de 329,20 €/t, soit une hausse de 1,7 %.
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Maigre embellie pour la paie de lait des éleveurs européens en juin. Le prix moyen s’établit à 323,70 €/t (Union européenne à 28), soit une progression de 3,20 €/t en un mois. Pour juillet 2018, la Commission européenne anticipe un prix moyen payé de 329,20 €/t, soit une hausse de 1,7 %.

En France, le prix moyen du lait s’établit à 335,60 €/t en juin 2018, soit une augmentation de 11,30 €/t par rapport à mai. Pour rappel, il s’agit du prix moyen payé aux producteurs, comprenant les laits conventionnels, bio et AOP.

Collecte en hausse

En mai 2018, la collecte laitière européenne a progressé de 1,6 % par rapport à 2017. Les croissances les plus marquées sont enregistrées en Estonie (+ 8 %), au Luxembourg (+ 7,9 %) et en Roumanie (+ 7,5 %). En France, la collecte s’est accrue de 0,4 %.

À l’inverse, la production laitière marque le pas au sein d’importants pays producteurs comme les Pays-Bas (-1,5 %) et l’Irlande (0,6 %). Il y a fort à penser que la sécheresse qui sévit actuellement dans le nord de l’Europe accentue cette tendance.

Cours des ingrédients en berne

Du côté des ingrédients laitiers, les marchés font grise mine. Alors que le prix du beurre avait amorcé une franche ascension dès le mois de février 2018, le cours européen s’est établi à 5 560 €/t lors la cotation du 5 août 2018, soit un recul de 7 % sur un an glissant.

« Les acheteurs ont couvert leurs besoins dès le début d’année, ce qui a eu l’effet de remonter précocement les prix par rapport à 2017, analyse Marion Cassagnou, consultante chez Agritel. Si les cours sont désormais inférieurs à l’an passé, ils n’en restent pas moins historiquement élevés. »

Sur le marché des fromages, une sensible érosion des cours est également observée. Au 5 août, l’edam, le cheddar et le gouda européens décotent respectivement de 10 %, 7 % et 6 %. Seul le prix l’emmental progresse de 6 %, pour s’établir à 4 250 €/t.

Enfin, le cours de la poudre de lait écrémé reste historiquement bas, malgré la vente de près de 100 000 t de stocks d’intervention au printemps 2018. La cotation du 5 août s’établit à 1 470 €/t, soit 18 % de moins sur un an glissant. Sur les cinq premiers mois de l’année, les fabrications européennes de poudre maigre ont progressé de 5,6 % par rapport à 2017.

V. Gu.