Le 9 novembre 2017, la direction du groupe a présenté un projet d’adaptation de son activité de conditionnement d’œufs coquille marquée par la perte de vitesse de l’œuf issu d’élevages en cages. « La perte de volume dans l’œuf standard impose cette réorganisation », indique un porte-parole, selon lequel les équipes de production de ce type d’œufs devraient à l’avenir être « moins éparpillées ».

Une fermeture de site

Matines compte actuellement 357 salariés et 7 centres de conditionnement d’œufs coquille. L’entreprise envisagerait de fermer son site de Branges (Saône-et-Loire, 58 salariés) d’ici à mars 2018 et de supprimer au total quelque 72 postes, selon « un projet d’adaptation de son activité de conditionnement d’œufs coquille » présenté aux représentants du personnel.

La « spécialisation » d’une partie des activités du site de Naizin (Morbihan, 54 salariés) est également à l’étude dans le cadre d’une procédure d’information-consultation. Actuellement, le groupe produit environ 70 % d’œufs de poules élevés en cages et 30 % d’œufs issus d’élevages en plein air et bio. Il souhaite à terme inverser cette proportion, selon un porte-parole du groupe.

Un marché tiré par l’œuf alternatif

Par cette transformation, Matines souhaite « reconquérir son leadership dans les rayons » et s’adapter à un marché qui « tire désormais sa croissance des œufs alternatifs », indique le groupe. Matines souhaite « renouer avec la croissance, tout en favorisant le maintien dans les territoires de l’activité de nombreux partenaires producteurs au sein de la filière de l’œuf française ».

La direction indique vouloir s’engager « afin de réduire au maximum les pertes effectives d’emplois. Elle accompagnerait chacun des salariés concernés et donnerait la priorité à la reconversion ou au reclassement et à la mobilité au sein du groupe Avril », indique-t-elle dans un communiqué. Le groupe Avril a procédé en juillet 2017 à une augmentation du capital de Matines de 44 millions d’euros.

AFP