« L’ancien logo garantissait uniquement l’origine française des œufs, a détaillé Ludovic Duriez, administrateur du CNPO, à l’occasion du lancement officiel du logo “Œufs de France”, le 25 avril. Le nouveau logo oblige, quant à lui, à une montée en gamme. » Parmi les exigences du cahier des charges : la certification Oqualim (ou équivalent) de l’alimentation des animaux ou encore l’adhésion à la charte sanitaire. La taille des élevages bio devra être limitée : 12 000 poules bio par bâtiment et 24 000 poules bio par exploitation au maximum.

80 à 90 % des œufs en magasins

« Globalement, toutes les grosses entreprises de mise sur le marché sont volontaires pour adhérer à la démarche, nous pouvons donc raisonnablement penser qu’au 1er janvier 2019, 80 à 90 % des œufs mis à la disposition des consommateurs seront porteurs du logo “Œuf de France” », a précisé Ludovic Duriez.

La conférence a aussi été l’occasion de revenir sur le plan de filière établi à la fin de 2017. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a salué « la qualité du travail mené » et rappelé que « le gouvernement sera attentif à la mise en œuvre des engagements. »

L’objectif d’atteindre 50 % de poules pondeuses en élevages alternatifs (bio, plein air, sol) d’ici à 2022 a été particulièrement mis en avant. « La production d’œufs de poule au sol se développe, mais une étude est en cours pour connaître l’état du marché à l’horizon de 2022 et 2025, afin de valider cette orientation, a souligné Philippe Juven, le président du CNPO. Nous ne voulons pas inciter les éleveurs à passer au système sol, si c’est pour leur dire autre chose dans 5 ans. »

Valérie Scarlakens