Dans un communiqué diffusé ce 8 août 2017, le CNPO rappelle qu’à « ce stade, aucune production d’œufs dans des élevages français n’est concernée par cette contamination, et aucun œuf français commercialisé à destination du grand public n’est contaminé. La consommation d’œufs d’origine française ne présente donc aucun danger lié à cet insecticide pour la santé humaine. »

Des lots importés sous surveillance

Comment le consommateur peut-il identifier les œufs français lors de ses achats ? « Grâce à l’indication de l’origine sur la boîte, au logo « Pondus en France » qui s’appuie sur une charte de production et au marquage des initiales « FR » sur la coquille de chaque œuf », répond l’interprofession.

Et d’ajouter que les importations en provenance des pays concernés par cette affaire font l’objet de contrôles par les autorités françaises « afin d’éviter leur commercialisation dans l’Hexagone ». Le CNPO rapporte que « 13 lots d’œufs en provenance des Pays Bas livrés à deux entreprises françaises de transformation font l’objet d’une mise sous séquestre et d’une enquête ».

Le scandale de « tout un système »

De son côté, la Confédération paysanne considère que ce scandale « n’est pas seulement celui de la filière œuf, c’est bien celui de tout un système, celui de l’agro-industrie et du modèle économique de libre-échange dans lequel elle prospère. Dans ce jeu fait de concurrence souvent déloyale et de tricherie généralisée, toutes les parties sont fautives. »

Pour le syndicat, ceux qui paieront les conséquences de ce scandale sont les producteurs « sur lesquels s’exerce la pression sans limite de la compétitivité économique. [Mais aussi] les animaux, considérés comme de simples générateurs de matière première agricole, et que l’on n’hésite pas à abattre par millions lorsqu’ils ne sont plus rentables. »

« Et bien sûr les consommateurs, à qui le système agro-industriel ne fournit ni la qualité, ni la confiance qu’ils méritent. Il serait salutaire que ce scandale entraîne une prise de conscience généralisée et que l’on tire collectivement les leçons de cette crise, comme de toutes celles qui l’ont précédée. »