La préfecture du Morbihan a annoncé le 9 août 2017 que l’entreprise du département utilisant des œufs à destination de l’industrie agroalimentaire, avait reçu une livraison d’un éleveur belge. Le lot comportait 295 000 œufs qui se sont révélés contaminés, à faible dose, par du fipronil.

Des rappels de produits

« Les lots concernés ont été identifiés, qu’ils soient bruts ou transformés, détaille la préfecture dans son communiqué. La partie non encore transformée et transformés mais non commercialisés a été consignée par la DDPP. »

S’agissant des lots transformés qui ont été commercialisés, « les premières analyses, qui devront être confirmées, indiquent des seuils très faibles, n’entraînant pas de toxicité pour la santé au stade du produit fini. »

Des inspections dans les élevages

La préfecture précise également que la DDP conduit des inspections dans les élevages de poules pondeuses du département, ainsi que dans tous les établissements de la filière œufs et ovoproduits, afin de vérifier l’absence d’utilisation du produit antiparasitaire falsifié.

Dans le Nord, l’entreprise d’ovoproduits qui a reçu des œufs contaminés le 8 août « a aussitôt mis en place les mesures de rappel pour destruction auprès de ses clients », détaille la préfecture. La DDPP enquête dans chaque élevage de la filière œufs de consommation pour s’assurer que le DEGA 16 n’a pas été utilisé.

Des investigations encore en cours

Dans la Vienne aussi, l’entreprise qui a reçu des œufs des Pays-Bas a également a bloqué tous les œufs et ovoproduits issus de ces lots et encore présents dans l’entreprise, puis demandé le blocage et le retrait des ovoproduits chez ses clients.

Ces entreprises et les DDPP poursuivent leurs investigations pour vérifier l’éventuelle diffusion des produits fabriqués à partir de ces œufs contaminés, sur le territoire national et européen.

(1) Direction départementale de la protection des populations