« J’ai proposé de tenir une réunion de haut niveau rassemblant les ministres concernés ainsi que les représentants des agences de sécurité alimentaires dans tous les États membres impliqués, dès que l’ensemble des faits sera à notre disposition », a indiqué Vytenis Andriukaitis dans un message écrit, précisant en avoir déjà discuté avec les ministres allemand, belge et néerlandais.

« Examiner en détail ce qui s’est passé »

Douze pays sont concernés par cette contamination de millions d’œufs dans l’Union européenne.

La Belgique et les Pays-Bas, où la contamination s’est produite, sont mobilisés pour en trouver les responsables. Les enquêtes dans ces deux pays ont conduit à l’arrestation de deux dirigeants d’une entreprise néerlandaise qui a vraisemblablement appliqué le produit dans des poulaillers, lors d’un traitement contre le pou rouge.

« Nous devons examiner en détail ce qui s’est passé, poursuit Vytenis Andriukaitis. Nous avons besoin d’une analyse complète de ce cas. Nous avons besoin que nos experts identifient où les problèmes ont pu surgir pour que nous soyons capables de nous asseoir et discuter de solutions et de la marche à poursuivre »

Tensions entre États membres

Des tensions sont apparues entre États membres. Le ministre belge de l’Agriculture a accusé les Pays-Bas de ne pas avoir prévenu ses voisins après avoir été alerté, dès novembre 2016, d’une possible utilisation frauduleuse de fipronil dans la désinfection de poulaillers, alors que l’insecticide est strictement interdit pour les animaux destinés à la consommation.

La Haye a réfuté toute accusation de négligence, assurant qu’il n’y avait « aucune indication d’un risque aigu pour la sécurité alimentaire » au moment de cette dénonciation anonyme. La France et l’Allemagne se sont également montrés critiques de la gestion de l’affaire par leurs voisins.

« Les standards alimentaires les plus élevés » au monde

« Nous avons un bon système, et indéniablement les standards alimentaires les plus élevés dans le monde. Nous devons travailler ensemble pour tirer les leçons nécessaires et avancer plutôt que perdre de l’énergie à désigner des coupables », a estimé Vytenis Andriukaitis.

Le commissaire a précisé avoir demandé, outre les mesures prises dans l’urgence par les États membres pour retirer les lots contaminés, que ceux-ci restent « vigilants » pour s’assurer que des produits interdits ne soient pas utilisés dans le traitement du pou rouge au sein des élevages de poules pondeuses.

AFP