« Le système fonctionne », a assuré Vytenis Andriukaitis devant des députés inquiets de la façon dont la contamination s’est répandue à des millions d’œufs au sein de l’UE. Le commissaire s’est également dit « consterné » que « les actions criminelles de quelques-uns puissent remettre en cause l’intégrité et la réputation de toute la chaîne alimentaire » de l’UE.

Un nouveau chantier

« Le recours au RASFF (acronyme anglais couramment utilisé du “Système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et aliments pour animaux”), combiné à la législation sur la traçabilité des aliments, nous a permis de retrouver rapidement et détruire les produits alimentaires concernés dans l’Union », a-t-il souligné.

Le commissaire Andriukaitis estime que le travail des institutions après ce nouveau scandale sanitaire devra surtout se concentrer sur l’amélioration des interactions entre le RASFF et le Réseau de lutte contre la fraude alimentaire (FFN).

« Avec cet objectif en tête, la Commission est en train de développer une plateforme commune pour ces systèmes, et d’explorer la possibilité d’un réseau unique regroupant les autorités des États membres », a expliqué le commissaire.

Alerte en deux temps

Dans l’affaire des œufs contaminés, la Belgique, premier pays à avoir donné l’alerte, a d’abord eu recours au FFN pour demander des explications à son voisin néerlandais après qu’un éleveur eut retrouvé des traces de fipronil dans ses œufs au début de juin.

Les autorités belges venaient de se rendre compte que le fipronil avait probablement été introduit dans les exploitations lors de traitements contre le pou rouge effectués par une entreprise néerlandaise liée au fournisseur belge de produits sanitaires. Ces deux sociétés sont visées par des enquêtes judiciaires en Belgique et aux Pays-Bas.

Ce n’est que le 20 juillet que la Belgique avait alerté ses partenaires de l’UE via le RASFF. Au total 25 des 28 États membres ont été affectés par la distribution d’œufs ou de produits transformés à base d’œufs provenant de fermes bloquées. C’est un de moins que précédemment annoncé par la Commission, le Portugal n’étant finalement pas concerné, tout comme la Croatie et la Lituanie.

En outre, 23 pays tiers ont été touchés.

AFP