« Le statut officiellement indemne de tuberculose bovine de la France et la capacité à éradiquer l’infection sont directement liés à la qualité de la surveillance mise en place », affirme le ministère de l’Agriculture dans une instruction technique publiée au Bulletin officiel le 9 août 2018.
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« Le statut officiellement indemne de tuberculose bovine de la France et la capacité à éradiquer l’infection sont directement liés à la qualité de la surveillance mise en place », affirme le ministère de l’Agriculture dans une instruction technique publiée au Bulletin officiel le 9 août 2018.

Au 18 juillet 2018, 102 foyers de tuberculose bovine ont été détectés (contre 95 pour toute l’année 2017) dont plus de 82 % dans la région Nouvelle Aquitaine.

« La mise en œuvre progressive d’une surveillance en intradermotuberculination comparative (IDC) lors de la dernière campagne de prophylaxie dans les départements de Nouvelle Aquitaine s’est traduite d’ores et déjà par une augmentation de 16 % du nombre d’animaux ayant fait l’objet d’investigation en abattage diagnostique, l’année n’étant pas terminée : 1 526 animaux éliminés en abattage diagnostique entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017 contre 1 773 bovins éliminés au 1er juin 2018. »

Élargissement de la surveillance en IDC

Avec cette nouvelle instruction technique, la surveillance en IDC devient obligatoire pour tous les cheptels :

  • situés en zone à prophylaxie renforcée ;
  • classés à risque ;
  • soumis à un rythme de surveillance bi, tri, ou quadriennal dès lors qu’ils sont détenus ou pâturent dans un département au sein duquel une zone à prophylaxie renforcée (ZPR) a été identifiée.

De plus, « tous les cheptels des 12 départements de la région Nouvelle Aquitaine devant réaliser une surveillance de la tuberculose car soumis à un rythme bi, tri, ou quadriennal devront mettre en œuvre une surveillance par IDC au même titre que ceux localisés en ZPR ou classés à risque. »

En règle générale, les IDC sont mises en œuvre sur tous les bovins âgés de plus de 24 mois. Dans certains cas détaillés dans l’instruction technique, cet âge est abaissé à 18 mois.

Participation de l’État

« La participation financière de l’État concerne désormais tout le territoire pour accompagner les changements de pratiques imposés et permettre une rémunération plus juste et équitable des vétérinaires » : fourniture des tuberculines aviaires et bovines (un marché public est en cours de finalisation), prise en charge du surcoût relatif à la réalisation des IDC.

À noter, l’absence d’accompagnement financier du maintien des prophylaxies en intradermotuberculination simple (IDS).

Indemnisations financières

« Les barèmes d’indemnisation des bovins éliminés dans le cadre d’un abattage diagnostique sont en cours de modification. Les modifications permettront l’intégration d’une classe intermédiaire pour les animaux de 12 à 24 mois, dont l’indemnisation sera portée à 1 400 €, et la possibilité pour le directeur départemental de revaloriser, sur justificatifs, l’indemnisation de 300 € supplémentaires pour les bovins de races allaitantes lourdes. »

La compensation financière correspondant à l’élimination des veaux dont la mère a été abattue dans un processus d’abattage diagnostique est toujours en place :

  • à hauteur de 40 € pour les veaux laitiers de moins de 2,5 mois,
  • à hauteur de 350 euros pour les veaux allaitants de moins de 4 mois.