C’est la deuxième fois en une semaine que Michel Dantin, député européen du PPE, écrit à Phil Hogan, le Commissaire européen à l’agriculture. La première fois, le 3 août 2018, c’était pour lui demander de garantir aux exploitants français qu’ils bénéficieraient bien des aides accordées à huit autres états membres.
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C’est la deuxième fois en une semaine que Michel Dantin, député européen du PPE, écrit à Phil Hogan, le Commissaire européen à l’agriculture. La première fois, le 3 août 2018, c’était pour lui demander de garantir aux exploitants français qu’ils bénéficieraient bien des aides accordées à huit autres états membres.

Ces pays ont obtenu une décision rapide en juillet, car ils ont fait leur demande alors que les services fonctionnaient encore. « Au mois d’août, il n’y a plus grand monde, explique Michel Dantin. Les gens qui prennent des décisions ne sont pas disponibles. »

Cinq jours plus tard, en réaction à un article paru sur le site internet de La France Agricole, l’eurodéputé français prend à nouveau la plume pour interpeller le Commissaire, et exiger une procédure accélérée. « On a besoin d’une réponse d’urgence, dénonce Michel Dantin. Et la Commission a les moyens de le faire sans passer par les comités consultatifs. »

À situation d’urgence, mesures d’urgence

Les maïs sans épis, et le bétail nourri comme en hiver attestent de la gravité de la situation. La Commission européenne aurait pu, dans ces conditions, adopter un acte d’exécution. « La Commission a le pouvoir de le faire en situation d’urgence », souligne Michel Dantin.

Ce type de décision est équivalent, au niveau national, à un arrêté. « La commission prend des actes d’exécution toute l’année, rappelle Michel Dantin. Ça ne pose pas de problème. » Le processus permet, sous certaines conditions, de ne pas recourir à la comitologie qui pose tant de problèmes en période estivale.

À l’heure actuelle, pour le député, le problème des agriculteurs n’est pas d’obtenir de l’argent, mais de pouvoir nourrir les animaux sur toutes les surfaces disponibles. Il est essentiel de préserver les stocks de foin et d’ensilage. « Il faut prendre une mesure de bon sens en autorisant les animaux à manger le peu qui a poussé », assure Michel Dantin.

Côté français, le ministère a mis du temps à faire des annonces, et, pour certaines exploitations, il est déjà trop tard.

Ivan Logvenoff