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Manifestation contre la ferme des « 4 000 bovins »

© Twitter/Confédération paysanne

Selon la Confédération paysanne, plusieurs centaines de paysans ont manifesté contre la ferme dite des « 4 000 bovins » ce 7 novembre 2017. Ils protestent plus largement contre le modèle export qui « rémunère mal les paysans ».

Entre 300 et 400 personnes se sont réunis le 7 novembre, à l’appel de la Confédération paysanne, pour une marche dans le village de Digoin en Saône-et-Loire, contre la « ferme des 4 000 bovins ». « C’était essentiellement des paysans et quelques riverains », commente Laurent Pinatel, le porte-parole du syndicat.

Des questions sur l’exportation

Au-delà de l’exploitation agricole, c’est le modèle qu’interroge la Confédération paysanne. « Reposons-nous la question, y a-t-il un vrai débouché à l’exportation pour la zone charolaise ? » se demande Laurent Pinatel.

Dans un communiqué du 6 novembre, le syndicat dénonce une « stratégie du tout export qui rémunère mal les paysans ». Il poursuit en décrivant un « centre d’allotement géant, faisant suite logique à l’industrialisation des élevages et des abattoirs ».

L’avenir d’une filière en jeu

La Confédération paysanne s’inquiète également pour la filière. « Non seulement ce projet ne répond en rien aux manques de revenu et de reconnaissance des paysans, mais en plus il pourrait provoquer des dégâts environnementaux importants qui nuiront à l’image qualitative de l’élevage charolais », souligne le communiqué.

T.D.

Retrouvez le rapport du commissaire enquêteur.

Un avis défavorable

Alors que la Confédération paysanne manifestait, le commissaire enquêteur a rendu un avis défavorable sur l’exploitation. Parmi les motifs, il évoque des problèmes économiques, d’accessibilité de l’exploitation ou encore environnementaux.

« L’analyse économique établit qu’il semble difficile d’être enthousiasmé par l’activité de préparation à l’exportation, sauf à recueillir des informations déterminantes », précise le rapport.

D’un point de vue plus pratique, il ajoute que « l’unité fonctionnelle que constitue l’élevage n’aurait aucun accès malgré le développement du trafic de véhicules lourds ».

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Commenter cet article 3 commentaires
LAURENT COUSIN

Depuis des decenies la zone charolaise travaille pour exporter ses broutards maigres vers l italie.
Il y a 30 ans la viande etait chere en italie, ce marché necessitait de la viande jeune, les grands ateliers piemontais et lombards ont poussé sur ce terreau associant le maigre français, le maiis du Po et le marché deficitaire italien.
Ce modele economique est un dinosaure et il VA DISPARAITRE.Les ateliers italiens dint la rentabilité est quasi nulle n ont d autre possibilité pour maintenir leur marge que de faire pression sur les cours de l amont.Les broutards charolais , s ils sont apreciés rencontre la concurence des origines polonaises , tcheques etc.
En clair les italiens ont besoin de broutards de moins de 300 kg a 700/750€ pour etre rentable et a ce prix les charolais ne gagnent rien.
Si l on analyse l etat actuel en charolais les exploitations ne produisant pas de cereales comercialisent deja leurs produits a ce prix car les frais de repousse des broutards , boostés par un racket organisé des fabriquants d aliments conduisent a literzlement acheter les kg au dessus de 300 kg sans aucun benefice pour le naisseur.comment justifier un aliment broutard a 300/t alors que l orge se trzine a 150€, le corn gluten a 200€?
La seule planche de salut des naisseurs est soit de produire leurs concentrés, soit de créer un partenariat avec les cerealiers que ces derniers briseront a la prochaine flambée des cours, soit créer une filiere d engraissement française , cette derniere piste n est possible qu en theorie car le marché est detenu par un cartel de gougnafiers d industriels sui, s entendant illegalement , ecrasent le prix de notre viande a la production.
Il n y a en fait aucun espoir reel car nous sommes des anguilles dans une nasse.

jmb67

La confédération discrédite le monde paysan

J CHARLES MONNIER

Encore un projet démentiel dont la seule place est au fond d'un tiroir ou plus simplement à la poubelle ! !

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