Le cadavre a été découvert le 6 novembre 2019 à proximité de l’île de Xiaojinmen, un territoire proche du continent chinois, a rapporté la FAO dans un rapport diffusé le 14 novembre dernier. L’île de Taïwan, que Pékin revendique comme une de ses provinces, a jusqu’à présent échappé à l’épizootie qui frappe de nombreux pays asiatiques.

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Le même virus qu’en Chine

Des analyses ont révélé que l’animal était porteur de la même souche virale que celle qui fait des ravages en Chine depuis l’an dernier. En Chine continentale, plus d’un million de porcs ont été abattus depuis l’apparition du virus en août 2018, selon des chiffres officiels considérés comme largement sous-estimés.

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La FAO dénombre 163 cas de PPA en Chine, touchant désormais toutes les provinces du pays. Celle du Yunnan, frontalière du Vietnam et de la Birmanie, est la dernière touchée. Le rapport révèle l’interception d’un véhicule transportant illégalement des porcelets contaminés en novembre sur une route de la municipalité de Chongqing (sud-ouest).

Un éleveur a déclaré le mois dernier à l’AFP que certains producteurs vendaient en cachette des animaux malades plutôt que de les déclarer à l’Administration et de les abattre. Un rapport de la banque Rabobank estime que la Chine pourrait perdre 200 millions d’animaux du fait de l’épizootie. Les abattages ont entraîné une flambée des prix du porc.

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AFP