Entre une « récolte de céréales très modeste en 2016 » et « une deuxième vague d’influenza aviaire plus dévastatrice que la précédente » puisque les poulets ont été touchés, « nous sommes passés par une année difficile encore », explique Philippe Carré, le directeur général du groupe, avant l’assemblée générale à Saint-Pierre-du-Mont (Landes). Le communiqué de presse de l’entreprise précise qu’il s’agit de « l’une des crises les plus graves enregistrées en 80 ans d’existence ».

Un EBE de 39,3 M€

Mais après « trois années négatives », dues à de mauvaises récoltes, à des problèmes de provisions pour risque de change à la suite de la crise en Ukraine où le groupe a investi, ainsi qu’à la grippe aviaire, Maïsadour est « revenu en positif avec des projections conformes à nos résultats antérieurs », souligne Michel Prugue, son président. L’excédent brut d’exploitation du groupe a augmenté de 10 %, à 39,3 M€ pour l’exercice de 2016-2017, qui va du 1er juillet au 30 juin.

« Un plan d’économie général »

Ces résultats sont le fruit d’un « plan de redressement qui a bien fonctionné », estime Philippe Carré, avec « un plan d’économie général, des foyers de pertes redressés comme le saumon et des cessions d’actifs dormants ». Si le groupe, qui a pour l’instant renoncé à la fusion avec Terrena ou Terres du Sud, est encore « en convalescence » du fait de la crise aviaire (coût de 30 M€ cette année et 20 M€ l’an passé), il entend « fermer le chapitre des ennuis en escadrilles ».

Renforcer les filières d’excellence

Pour cela, un « plan stratégique de reconquête et sécurisation » est mis en œuvre jusqu’en 2026, date des 90 ans de la coopérative. Il s’agit notamment de mieux coller aux attentes des consommateurs via la vente directe et l’internet, de renforcer les filières d’excellence en communiquant plus sur la traçabilité et l’élevage plein air, et de développer l’international (19 % du chiffre d’affaires aujourd’hui) en « choisissant les marchés où on peut gagner durablement comme en Europe de l’Est ou en Afrique ».

À la fin de 2017, le chiffre d’affaires à l’international de Maïsadour Semences a augmenté de 5 % notamment grâce à la forte croissance des ventes de semences de tournesol et colza.

AFP