Nouveau logo et axes stratégiques repensés : l’Institut de l’élevage-Idele, de son nom revisité, souhaite se positionner dans le futur de l’élevage, en pleine restructuration. Le 20 décembre 2016, il organisait une soirée de présentation de la convention « Idele 2025 », pour partager son travail de réflexion sur l’avenir.

Dépasser la crise

« En 2017, l’Idele va vivre la crise de la ferme France a posteriori », annonce Joël Merceron, son directeur. L’institut devra affronter une baisse de sa principale source de financement, le compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural (Casdar). Alimenté par la taxe sur les exploitations agricoles, le fonds risque d’être fortement amoindri l’année prochaine.

« C’est à nous d’être un partenaire de recherche qui peut et doit se faire payer », soutient Martial Marguet, son président. Avec un côté « business » assumé, l’institut mise sur des partenariats avec des entreprises. « SelfCO2, développé avec la coopérative Sodiaal, en est un exemple », illustre André Le Gall. « Par notre capacité à assembler les compétences de l’élevage, nous devons nous rendre incontournables », ajoute Joël Merceron.

Voir plus large

En ajoutant « Idele », au nom « Institut de l’élevage », l’association veut montrer qu’elle s’adresse également à l’aval des filières d’élevage. C’est également l’esprit de son nouveau logo. La convention Idele 2025 met en avant l’institut comme un maillon « rassurant » aux milieux des nombreux acteurs de la filière et un « catalyseur d’énergie dans une filière qui bouge ».

Depuis octobre, l’Idele a choisi de s’ouvrir davantage en autorisant, « l’élargissement de la base d’adhérents “simples” pour permettre aux principaux utilisateurs des services de s’impliquer dans la gouvernance ». Des coopératives ou des organismes techniques régionaux seraient les bienvenus, selon Martial Marguet.

M.B.