Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. C’est dans cette idée et faisant suite à l’émission Cash investigation que la Coordination rurale a mobilisé ses troupes ce vendredi 26 janvier 2018 devant une usine du groupe Sodiaal. Les producteurs ont pu échanger avec 4 administrateurs de la coopérative. Bilan : « Un rencontre constructive », juge Véronique Le Floc’h, la secrétaire générale du syndicat et présidente de l’OPL (1), sa section laitière.

« Pas de trésor de guerre »

Certes, les réponses apportées par les administrateurs n’ont pas forcément convaincu les manifestants. Notamment celles qui concernent les résultats financiers de la coopérative et la redistribution aux associés coopérateurs. « Nous attendions qu’ils confirment les chiffres que j’ai présentés lors de l’émission, détaille Véronique Le Floc’h. Nous n’avons pas obtenu de réponses satisfaisantes, mais ils nous ont assuré que la coopérative n’a pas de trésor de guerre. »

Autre sujet mis sur la table par la CR, « les erreurs de gestion de l’entreprise, poursuit-elle. Nous en avons ras le bol. Nous avons échangé sur le volume B. Pourquoi donner des volumes supplémentaires si c’est pour diluer le prix du lait. Mieux vaut faire moins, et payer mieux. Sodiaal prévoit un développement pour 500 millions d’euros de chiffre d’affaires. Mais ce n’est pas le chiffre d’affaires qui nous fait vivre. »

« Préserver la liberté des producteurs »

Les échanges ont également porté sur les possibilités laissées aux éleveurs de quitter la coopérative. « Je reçois des courriers où les éleveurs me disent que Sodiaal leur réclame des sommes astronomiques pour les laisser partir. C’est notamment le cas de producteurs qui veulent faire du bio. Nous allons rester vigilants pour que la liberté des producteurs soit préservée. »

E.R.