« Le pastoralisme subit depuis 25 ans les effets du loup sur les troupeaux », soulignait Emilie Bonnivard, députée de Savoie hier à l’assemblée nationale. Pour elle, le doublement des attaques depuis le début des années 2010 signe l’échec du plan national loup. « Les éleveurs ne peuvent plus exercer leur métier dans des conditions acceptables. Votre gouvernement est-il prêt à prendre les mesures nécessaires pour faire chuter les attaques sur les troupeaux », a-t-elle lancé au ministre de l’Agriculture.

Une étude prospective à l’automne

« J’entends apporter des solutions à nos éleveurs », a-t-il répondu, précisant que son ministère réaliserait à l’automne une étude prospective sur l’avenir du pastoralisme en présence du loup. Et ce, tout en restant en étroite concertation avec le ministre de la Transition écologique. « Les conclusions de cette étude pourront contribuer à l’élaboration du prochain plan national loup 2018-2022 », a-t-il ajouté. Le ministre souhaite aussi sortir de l’approche comptable du nombre de prélèvements.

Pour Emilie Bonnivard, qui a été reçue mardi par le cabinet du ministre avec d’autres parlementaires et des agriculteurs de son département pour aborder le problème de la prédation du loup sur les troupeaux, « le ministre a pris la mesure de la gravité de la situation. Il va falloir qu’il passe maintenant à l’action et il y a des actes courageux à prendre. » Selon l’élue, il faut prélever davantage de loups sur les secteurs pastoraux. Pour cela, elle préconise en particulier le développement des « brigades loup ».

M.-F. M.