Ils ont rédigé une motion qui reprend des demandes formulées ces dernières années comme le déclassement du loup comme espèce protégée dans la convention de Berne et la directive habitats. Cette mesure reste prioritaire pour les membres de l’association, même si les instances européennes semblent peu disposées à la prendre en compte dans l’immédiat.

« Un comptage réaliste »

Le deuxième point de la motion est lié au nombre de loup. Les éleveurs et bergers du Vercors Drôme Isère demandent « un comptage réaliste des loups, par des personnes compétentes […] s’appuyant sur des acteurs et des méthodes fiables. » Ils remettent en cause les comptages de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage). Selon eux, les indices récoltés ne suffisent pas. Ils avancent de nouvelles méthodes basées sur l’évaluation de la quantité de viande consommée lors d’une attaque par exemple.

Autre demande mentionnée : le prélèvement des loups par meutes entières dès lors qu’ils s’attaquent aux troupeaux, le relèvement du quota de loups prélevés et la mise en œuvre du piégeage en complément des tirs.

Transparence

Les éleveurs et bergers du Vercors demandent par ailleurs à l’ONCFS de communiquer les résultats des analyses génétiques et de reconnaître la réalité du taux d’hybridation. Avec un taux suffisant, les prélèvements deviendraient non seulement légaux mais obligatoires. L’association refuse aussi toute forme de zonage et exige l’abandon du projet de conditionnalité entre les mesures de protection et les indemnisations.