Pour la première fois, la présence d’un loup dans le département de la Loire a été confirmée par les experts, après l’attaque d’un mouton sur la commune de Saint-Pierre-de-Bœuf dans la nuit du 26 au 27 février. La préfecture l’a confirmé le 6 mars 2018 dans un communiqué : « Il s’agit du premier constat de présence avérée du loup sur le département de la Loire. »

Jusqu’à ce jour, tous les signalements de passage ou de présence potentielle de loup avaient été démentis par les études de terrain réalisées. L’expertise a été effectuée par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et la Louveterie départementale, avec l’aide d’un piège photographique qui a conclu à la présence sur les lieux d’un loup solitaire. Cette confirmation était attendue, la présence du loup étant avérée depuis plusieurs années dans des départements voisins. « Pour autant, à ce stade, ce constat ne conduit pas à considérer le département comme une zone de présence permanente de l’espèce », ajoute la préfecture.

Un comité à réunir

Il convient néanmoins de déployer dans le département les premières dispositions et mesures prévues au plan national loup. En premier lieu, le préfet de la Loire installera et réunira le 26 mars le comité départemental loup. Cette instance réunit tous les acteurs affectés par l’arrivée du loup et organise le déploiement de mesures adaptées, comme le renforcement du réseau d’observateurs, l’analyse de la vulnérabilité des élevages ou encore la mise en place de dispositions de protection des troupeaux.

Publié en février, un nouveau plan national permet l’abattage de jusqu’à 40 loups cette année et l’indemnisation des éleveurs sous conditions. En même temps, ce plan se fixe pour objectif d’atteindre 500 loups sur le territoire d’ici à 2023 contre environ 360 actuellement.

AFP