La consultation au sujet du nombre de loups à abattre pour la prochaine campagne suscite de nombreux « témoignages ». Beaucoup s’expriment contre la destruction. Noyée, au milieu parmi des milliers d’avis hostiles, celui d’une éleveuse des Hautes-Alpes : « L’élevage et le pastoralisme sont synonymes de biodiversité. Ils sont essentiels à toutes les autres activités économiques de montagne et contribuent largement à l’attractivité touristique de notre département. Nous souhaitons un assouplissement des mesures de prélèvement et une limitation des contraintes de mise en œuvre (priorité aux tirs de prélèvement par les louvetiers jusqu’au quota maximal autorisé qui devrait être relevé puisqu’il y a eu augmentation des attaques et des victimes). […] La prédation détruit nos éleveurs, ces hommes et femmes qui travaillent au quotidien pour nourrir nos concitoyens et entretenir nos territoires. […] »

Prélever une meute

Hier, le conseil communautaire du Trièves qui englobe 28 communes de l’Isère a voté une motion pour demander le « prélèvement immédiat d’une meute de 7 loups installée sur les Balcons est du Vercors ». Ils ont envoyé leur courrier aux préfets de l’Isère, de l’Auvergne-Rhône-Alpes, à Christophe Castaner (ancien président du groupe national loup) et aux ministres de la Transition écologique et de la solidarité et de l’Agriculture.

Les élus constatent que les mesures de protection n’ont pas permis de contrôler l’aggravation des problèmes de prédation. Ils rappellent que la loi Montagne prévoit une gestion différenciée selon les territoires. Sur leurs territoires ils constatent :

  • Des attaques récurrentes de plus en plus fréquentes des meutes de loups nouvellement implantées dans le Trièves ;
  • La présence de plus en plus fréquente de loup en plein jour et à proximité des habitations ;
  • Les accidents dramatiques occasionnés sur les habitants par les chiens de protection harcelés par les loups ;
  • Les mouvements de panique de troupeaux de vaches causés par les meutes de loup, et ayant mis en danger de mort des randonneurs, éleveurs et habitants du territoire ;
  • Les atteintes irréversibles à des modes de vie faisant partie intégrante de l’identité de nos territoires.
M.-F. M.