Parmi les plaignants figurent le fonds d´intervention écopastoral (Fiep), la Sepanso Pyrénées-Atlantiques, France Nature Environnement, Ferus, l’association Pays de l’ours ou encore la Ligue de protection des oiseaux (LPO), a-t-il ajouté.

Les associations estiment que « l’impunité n’est pas possible » et ont porté plainte avec constitution de partie civile pour « tentative de destruction en bande organisée d’une espèce protégée », une infraction passible de 7 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

La plainte qui vise les battues d’effarouchement menées par les bergers après la réintroduction des deux ourses dans les Pyrénées-Atlantiques les 4 et 5 octobre, pointe des « attroupements armés », « les provocations à attroupements armés » et les « atteintes et tentatives d’atteintes, en bande organisée, à l’habitat d’une espèce protégée ».

Elle fait également mention « d’actes d’une exceptionnelle gravité » qui doivent être connus de la justice « du fait de leur couverture médiatique et de la présence des gendarmes lors de leur déroulement ».

Ceci vise particulièrement les barrages dressés, dans la nuit du 3 au 4 octobre, sur la RN 134 où les éleveurs « n’ont pas hésité à bloquer longuement la circulation et à fouiller les véhicules arrêtés ». Ils « se sont comportés comme des agents de la force publique », selon Jean-François Blanco.

Quant à ce type de battue d’effarouchement, « il n’est pas indifférent de relever que cet attroupement armé se déroulait dans le secteur où l’ourse Cannelle, le 1er novembre 2004, a été abattue par un chasseur », a rappelé l’avocat pour qui les vallées béarnaises sont devenues « une zone de non-droit ».

De leur côté, une quarantaine de maires locaux anti-ours ont décidé dimanche dernier de créer un collectif d’élus « pour défendre (les) Pyrénées des prédateurs ».

AFP