La mise à jour des dommages causés par le loup, réalisée ce matin sur le site de la Dreal Auvergne-Rhône-Alpes, dénombre neuf attaques du 1er janvier au 31 mars 2017, et 43 animaux domestiques indemnisés pour le département de l’Aveyron. En 2016 et en 2015, les compteurs pour ce département étaient encore à zéro.

Même constat pour la Nièvre, 5 attaques et 32 victimes ont été constatées depuis le début de l’année. Toutes régions confondues, l’année démarre sur les chapeaux de roues puisque 1 469 animaux domestiques ont péri depuis le 1er janvier. À la même date en 2016, les services de l’État en avaient indemnisé 1285, et 853 en 2015.

« Pas de gestion différenciée »

Un nouvel arrêté devrait prolonger la possibilité de défendre les troupeaux d’ici à la fin du mois de juin 2017, alors que le plafond de 36 loups prélevés est atteint. Michèle Boudoin s’inquiète néanmoins pour l’année qui commence à peine et à plus long terme pour les grandes lignes de la politique de gestion du prédateur pour la période de 2018 à 2023.

« Les chiffres de l’Office national de la forêt et de la faune sauvage (ONCFS) concernant le nombre de loups présents sur notre territoire restent toujours très flous, souligne-t-elle. Par ailleurs, nous ne voulons pas de gestion différenciée. Nous voulons que l’ensemble des départements soient traités de la même façon. »

Ainsi, le syndicat souhaite que les interventions de la brigade en charge du loup ne se concentrent pas uniquement sur l’arc alpin. En plus du renforcement du nombre d’agents affectés à cette brigade, la FNO souhaite qu’elle puisse se déplacer aussi bien dans l’est de la France et dans le Massif central.

M.-F. Malterre