La forte chaleur provoque pendant l’été une baisse du poids moyen (–0,8 % en août) et donc une diminution plus prononcée de l’offre globale (–2,2 % en tec – tonnes-équivalent carcasse), indique une note de conjoncture Agreste du ministère de l’Agriculture. En juillet 2018, la production porcine augmente de 2,5 % en poids, sur un an, avec des abattages et des exportations d’animaux vivants en hausse.

Depuis mars, les ventes de porcins vivants progressent de manière significative vers l’Espagne qui devient, derrière le client principal belge, le deuxième acheteur. En juillet 2018, en volume, la balance commerciale se détériore de nouveau (–3 270 tec et –44,7 millions d’euros) après une amélioration en juin (–720 tec et –34,6 millions d’euros).

Le solde du commerce extérieur se dégrade légèrement avec l’UE et s’établit à –13 800 tec tandis qu’il reste stable et excédentaire avec les pays tiers (+10 500 tec). En juillet 2018, les exportations de viande porcine poursuivent une tendance dynamique (+8,2 % sur le mois, +6,6 % en cumul depuis janvier par rapport à 2017).

L’offre européenne réduite dynamise les ventes vers les clients habituels (Italie, Allemagne, République tchèque). Les pays asiatiques (en particulier Chine, Philippines, Japon, hors Corée du Sud) augmentent leurs achats de porc français de 17 %. Plus particulièrement, le conflit commercial débuté en mars entre la Chine et les États-Unis conduit à une taxation de la viande de porc américaine, ce qui pourrait expliquer le report des approvisionnements chinois vers d’autres origines (+16 % en provenance de France de mai à juillet 2018 sur un an).

Dans le même temps, les importations augmentent de 2,2 %, notamment en provenance de la Belgique et de l’Espagne. En août, en Europe, les épisodes de fortes chaleurs contribuent à une baisse des volumes abattus. Le rebond du cours du porc allemand est suivi par les références nord-européennes.

En France, le cours du porc reste quasi stable jusqu’à la fin d’août. En moyenne sur le mois, il s’établit à 1,39 €/kg (1,38 €/kg en juillet), soit 0,26 cts d’€/kg de moins que la moyenne quinquennale (1,65 €/kg). Par ailleurs en juillet 2018, le prix des céréales et de l’aliment pour animaux augmente (+1 % sur un an).