En décembre 2017, les abattages de porcs se replient de 4,7 % en têtes en glissement annuel. En tonnage, la baisse est plus modérée car les carcasses sont lourdes. La progression enregistrée de septembre à novembre n’a pas suffi à compenser le retard accumulé de janvier à août. Sur l’ensemble de l’année 2017, la baisse est de 1,8 % en têtes et de 1,4 % en tonnes-équivalent carcasse (tec) par rapport à 2016.

Un solde commercial positif

Pour les exportations de viande porcine, la tendance haussière des derniers mois se poursuit en novembre 2017 avec 53 900 tec, malgré un léger fléchissement (+16,6 % en glissement annuel). L’Union européenne représente trois quarts des débouchés, l’importance de l’Italie se confirme (20 %) et les sorties vers la Chine ont un léger sursaut (+600 tec par rapport à novembre 2016).

Dans le même temps, les importations depuis les autres États membres atteignent 50 850 tec, soit 4 780 tec de plus qu’en novembre 2016. Les volumes espagnols (26 340 tec) augmentent (+10 %). L’écart se creuse avec l’Allemagne, deuxième fournisseur (8 700 tec). L’excédent du commerce extérieur fléchit après le pic atteint en septembre, mais reste positif : +3 070 tec en novembre.

En décembre, le cours du porc charcutier est au plus bas de l’année 2017, à l’instar des autres pays producteurs européens (en France, 1,35 €/kg en classe E + S en moyenne mensuelle). À 1,55 €/kg, le cours moyen de 2017 reste néanmoins supérieur à celui de 2016 (1,45 €/kg).