À défaut d’une révolution, c’est une première dans la filière porcine. Inaporc a diffusé en février des indicateurs à l’ensemble des acteurs du secteur. Autant de données qui « doivent aider à normaliser les relations commerciales, conformément aux objectifs des États-généraux de l’alimentation », estime la FNP, dans un communiqué publié le...
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À défaut d’une révolution, c’est une première dans la filière porcine. Inaporc a diffusé en février des indicateurs à l’ensemble des acteurs du secteur. Autant de données qui « doivent aider à normaliser les relations commerciales, conformément aux objectifs des États-généraux de l’alimentation », estime la FNP, dans un communiqué publié le 7 février 2019.

Si le document édité par Inaporc n’est pas rendu public, la FNP affirme que l’utilisation de ces indicateurs « devrait enfin permettre la prise en compte du coût de revient dans la construction du prix payé aux éleveurs et mettra ainsi un frein au ciseau de prix auquel ils sont confrontés ».

Un prix de revient de 1,52 €/kg

D’après Didier Delzescaux, directeur d’Inaporc, « le tableau de bord diffusé aux opérateurs de la filière regroupe des indicateurs déjà à la disposition de tous, tels que le prix au cadran, la cotation des carcasses E+S, le prix des pièces de Rungis, ou le prix au stade de la charcuterie salaison. Y figurent également des indicateurs de l’Insee. S’agissant du coût de revient en élevage, il s’agit de la moyenne des données fournies par les organisations de producteurs (1), qui représentent plus de 50 % des élevages français. Elle s’établit à 1,52 €/kg. »

La FNP assure que « la diffusion de ces indicateurs permet à chaque acteur de mesurer l’écart qu’il reste à combler [entre le prix de revient en élevage et le prix payé, NDLR] et tombe donc à point nommé pour renvoyer de la valeur ajoutée au maillon de la production et lui redonner un peu de sérénité ». À condition toutefois que l’aval de la filière soit prompt à les utiliser.

V. Gu.