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L’exportation, un débouché concurrencé mais dynamique

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Porc
 - L’exportation, un débouché concurrencé mais dynamique
© Y. Cainjo/GFA

Dans ses perspectives de printemps, Bruxelles prévoit une nouvelle augmentation de la production européenne, et une concurrence accrue sur les débouchés vers les pays tiers. Les cours du porc devraient refluer en 2018.

Le cheptel de truies a augmenté de 1,4 %, soit +174 000 têtes, dans l’Union européenne après les reculs au cours des deux années précédentes. La plupart des principaux pays producteurs sont concernés : l’Espagne (+63 000 têtes), la Pologne (+50 000 têtes), les Pays-Bas (+44 000 têtes) et le Danemark (+24 000 têtes). La principale exception est l’Allemagne, en lé...
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Le cheptel de truies a augmenté de 1,4 %, soit +174 000 têtes, dans l’Union européenne après les reculs au cours des deux années précédentes. La plupart des principaux pays producteurs sont concernés : l’Espagne (+63 000 têtes), la Pologne (+50 000 têtes), les Pays-Bas (+44 000 têtes) et le Danemark (+24 000 têtes). La principale exception est l’Allemagne, en légère baisse (–4 500 têtes) après une chute considérable l’année précédente.

Le nombre de porcs à l’engrais a augmenté de 1,5 million de têtes (+1,6 %), et le nombre de porcelets de 1,2 million (+3 %), confirmant un potentiel de croissance de la production pour 2018, prévoit la Commission.

Contrastes

Reflétant le recul du cheptel de truies en 2015 et 2016, les abattages totaux dans l’Union européenne ont diminué de 0,8 % en volume sur 2017. Cette évolution est contrastée, avec une baisse de la production dans l’UE à 15 (–1,3 %), à l’exception notable de l’Espagne (+1,6 %), et une hausse dans les 13 nouveaux États membres (+1,6 %), avec +0,6 % en Pologne, +9,1 % en Roumanie et +4,6 % en Hongrie.

En 2018, la production de viande de porc devrait augmenter de seulement 0,8 % car les prix seront sous pression en raison des disponibilités élevées et de la forte concurrence à l’exportation. Pour 2019, la Commission prévoit « une légère baisse ».

Moins d’exportations vers la Chine

Après un niveau record en 2016, les exportations de viande de porc sont redescendues à 2,6 millions de tonnes en 2017 : –9 % en volume, –2 % en valeur grâce à la hausse des prix. Pour autant, elles sont supérieures de 15 % aux volumes de 2015.

Ce recul est dû à la baisse de 34 % des envois vers la Chine, en partie compensée par des ventes vers d’autres destinations telles que les États-Unis (+31 %) et les Philippines (+21 %). Les abats ont également été touchés par la baisse de la demande chinoise, en recul de 16 %. Les ventes européennes sont tombées à 1,3 million de tonnes (–6 %).

Le débouché chinois représentait 28 % en 2017, contre 38 % en 2016, ce qui laisse une certaine marge de manœuvre à l’UE pour trouver de nouveaux marchés ou réorienter les flux vers ses autres marchés existants, suppose Bruxelles. La dépendance à l’égard de la Chine est restée plus élevée pour les exportations d’abats (53 %). Ces derniers pèsent 50 % du volume de produits porcins exportés vers la Chine, et 34 % des exportations totales de porc de l’UE (21 % en valeur).

En 2018, l’UE devrait être soumise à une rude concurrence de la part des autres exportateurs mondiaux, États-Unis et Canada, mais aussi Brésil (notamment si l’embargo russe sur les exportations brésiliennes est maintenu). Néanmoins, ses exportations devraient augmenter de 2,5 % du fait de la croissance de l’offre.

Des prix en forte hausse au premier semestre 2017

Le premier semestre de 2017 a vu des prix élevés de la viande porcine, bien supérieurs à ceux de 2016. Puis la baisse saisonnière a commencé à l’été, refluant à 134 €/100 kg en janvier 2018 en raison de l’augmentation de l’offre à la fin de 2017, avant de repartir à la hausse. Du fait de la hausse de production attendue en 2018 et d’une forte concurrence sur les pays tiers, la tendance devrait de nouveau s’inverser.

Les prix des porcelets ont été exceptionnellement élevés au premier semestre de 2017 (59 € en avril), avant de retomber à 42 € en novembre. Ils ont repris en fin d’année avec l’augmentation de la demande. Sur les deux premiers mois de 2018, ils sont demeurés 13 % inférieurs à la même période de l’année précédente, à des niveaux similaires à la moyenne des cinq dernières années.

E.C.
La Chine en pleine restructuration

Depuis 2015, la Chine restructure son secteur porcin, en fermant ou en délocalisant des élevages, essentiellement les très petits élevages qui ne respectent pas des normes environnementales plus strictes. Et tout cela en modernisant son industrie. Ses importations ont culminé à la mi-2016 puis diminué jusqu’à la fin de 2017. Elles devraient se stabiliser en 2018.

L’Union européenne, principal fournisseur

Même si l’Union européenne reste de loin le principal fournisseur de la Chine, sa part de marché a reculé, passant de 75 % des volumes importés en 2015 à 65 % en 2017. Les principaux exportateurs de viande porcine européens ont tous réduit leurs volumes : Espagne (–9 %), Allemagne (–44 %), Danemark (–44 %) et Pays-Bas (–28 %).

Ce recul s’est fait au bénéfice des États-Unis et du Canada, qui ont augmenté leurs parts à 14 % chacun, contre 13 % et 8 % respectivement en 2016.

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