D’avril à juillet, les cours sont restés inférieurs de 0,20 €/kg en moyenne à ceux de la période de 2013 à 2017, selon le ministère de l’Agriculture. Ils s’établissent à 1,37 €/kg entrée abattoir en juin et 1,38 €/kg en juillet. C’est un niveau est très inférieur à la moyenne quinquennale (respectivement -22 et -26 centimes/kg). Les épisodes de canicule ont ralenti la consommation française et européenne, freinant la valorisation des pièces. L’offre porcine, pourtant en baisse saisonnière, est donc restée suffisante.

En France, la production était dynamique au premier semestre, à +3,2 % en poids par rapport à 2017, portée principalement par des abattages dynamiques (supérieurs de 2,7 % en juin et de 2,1 % en juillet, en tonnes-équivalent carcasse ou tec).

Les échanges progressent encore

Les volumes de viande porcine exportés progressent, tout comme les importations. En juin, la balance commerciale se rapproche de l’équilibre à –1 100 tec, après le déficit record atteint en mai (–9 400 tec), grâce aux effets cumulés d’une hausse des exportations (+3,8 %) et d’une baisse des importations (–3,7 %). Néanmoins, elle reste très déficitaire en valeur à –35 millions d’euros…

Au premier semestre, les exportations de viande sont en hausse de 6,2 % par rapport à 2017. Les débouchés sont en plein essor depuis août 2017 vers l’Italie, avec une progression de 30 % entre les premiers semestres de 2017 et de 2018. Les exportations vers la Chine, en déclin depuis l’été 2016, baissent encore de 6 % (–7 % vers l’ensemble des pays asiatiques). Les exportations d’animaux vivants augmentent de 25 %, en particulier vers l’Espagne (+900 tec) qui accroît fortement ses approvisionnements depuis mars.

Dans le même temps, les importations sont en hausse de 6 % (+4 500 téc en provenance d’Espagne, +6 100 tec d’Italie). Résultat, la balance commerciale reste déficitaire (–11 500 tec), quasi stable par rapport au premier semestre de 2017.