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Contexte favorable à la hausse

© E. Roussel/GFA

Dans sa note hebdomadaire diffusée ce 20 mars 2017, le Marché du porc breton (MPB) constate que le marché de la viande porcine est fluide en Europe. Et que le point de basculement vers des hausses sensibles des prix à la production, se rapproche.

Offres en baisse et regain de demande à l’exportation comme sur le marché intérieur à l’approche du printemps. Les ingrédients pour faire flamber le prix du porc à la hausse un peu partout en Europe sont réunis. Et à en croire le MPB, il ne manque plus qu’une petite étincelle pour que la situation bascule. La semaine dernière, les cours ont été reconduits dans la plupart des pays du nord de l’Europe et ont progressé en Belgique et en Espagne.

Les poids lourds allemands plient

« Les éleveurs allemands […] n’ont pas fait machine arrière pour s’aligner sur les prix des leaders de l’abattage, Tönnies et Vion, note le MPB. [Ces derniers] se sont ralliés à la position officielle en augmentant de 3 centimes [leurs prix]. Selon la Fédération allemande des éleveurs de porcs, les prix maisons de Tönnies et Vion ont augmenté les livraisons auprès des autres sociétés, mais sans causer de suroffre, au contraire, la demande restant encore fluide compte tenu de la rareté de l’offre. »

Le MPB estime que la demande sur le marché de la viande est bonne. Ce qui bloquerait la hausse, est « le blocage des exportations du premier abattoir allemand vers la Chine [qui] pénalise toute la filière allemande et par ricochet, constitue un frein dans l’évolution des cours en Europe. Cette hausse des cours est évidemment très attendue […] en particulier par les engraisseurs soucieux de rentabiliser l’achat des porcelets il y a quelques mois. »

Plus de prix « maison » en Belgique

De son côté, la Belgique a vu ses cours augmenter de 1 centime. « Cette semaine, il n’y aura pas de prix maison comme ce fut le cas la semaine passée malgré la compétition accrue à l’exportation du fait des prix maisons allemands. Le marché de la viande a affiché des hausses de prix, reflet d’un commerce plus sain. Les différents échos provenant des autres pays du Nord démontrent des situations de marché assez similaires par la fluidité et la rareté de l’offre. »

Le cours espagnol augmente lui aussi de 1 centime. L’activité fléchit à cause du manque de cochons. « Avec cependant des poids qui se stabilisent et qui expliquent aussi la « simple » hausse de 1 centime, note le MPB. Les opérateurs font état d’une bonne demande […] vers le Japon, la Corée du Sud, les Philippines et le Vietnam. Les besoins de la Chine sont constants avec cependant des demandes de prix à la baisse. Sur le marché intérieur, le commerce des pièces enregistre des hausses. »

Des exportations toujours dynamiques

Les chiffres publiés par la Commission européenne témoignent d’exportations communautaires très dynamiques en janvier 2017. Et ceci vers la plupart des destinations. « L’évolution est exactement la même qu’il y a un an avec une répartition différente des progressions, commente le MPB. Alors qu’en janvier 2016, la croissance des ventes vers la Chine était de 78 %, elle est en 2017 de près de 35 %. »

La Chine, premier client de l’Europe

« 157 619 tonnes de viande de porc ont été acheminées vers la Chine, ce qui est supérieur aux quantités exportées mensuellement les cinq derniers mois de 2016, note le MPB. La remontée des prix américains depuis la fin de 2016 a permis aux Européens de conforter leur place de premier fournisseur. La part des exportations vers la Chine représente toujours plus de 45 % des débouchés européens vers les pays tiers. »

La Corée du Sud est elle aussi aux achats. Au début de 2017, elle a « fortement augmenté » ses achats en en Europe et en Amérique du Nord. « Consécutivement à une très bonne demande de poitrine de porc, les prix sud-coréens du porc ont beaucoup augmenté, mais le pays doit aussi faire face à des prix élevés du bœuf dont la production est impactée par de nouveaux cas de fièvre aphteuse. Hormis les Philippines (–4,6 %), les Européens confortent leur présence vers leurs principaux débouchés. »

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