Officialisé ce 9 janvier 2020, cette augmentation des prix à la consommation est légèrement inférieure aux prédictions des analystes. Ces derniers misaient en moyenne sur une inflation à 4,7 %, selon l’agence financière Bloomberg. Les prix à la consommation restent ainsi sur leur niveau de novembre, lorsque l’indice s’est retrouvé à son plus haut depuis près de huit ans.

Un cheptel décimé

Sur l’ensemble de 2019, l’inflation s’inscrit à 2,9 %. L’inflation est alimentée par une flambée des prix du porc, le cheptel chinois étant décimé par l’épidémie de peste porcine africaine. La hausse du prix de cette viande, la plus consommée en Chine, a toutefois ralenti en décembre : elle s’inscrit désormais sur un an à +97 %, contre +110,2 % en novembre.

Le gouvernement chinois, qui redoute les effets potentiels de cette hausse sur la stabilité sociale, a pris des mesures pour contrer tout risque de pénurie : selon des médias locaux, il a mis sur le marché plus de 100 000 tonnes de porc congelé, prélevé sur les réserves nationales, depuis la mi-décembre.

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Peser sur les prix

L’objectif du gouvernement chinois est de peser sur les prix à l’approche du Nouvel An chinois, la plus grande fête du calendrier, qui tombe cette année le 25 janvier. Les Chinois mangent habituellement à cette occasion d’énormes quantités de porc afin de confectionner notamment des raviolis.

Sur un mois, les prix du porc ont reculé de 5,6 %, après une hausse de 3,8 % en novembre

Mercredi, le secrétaire d’État à l’Agriculture, Yu Kangzhen, a toutefois reconnu que la situation restait « grave et complexe ». Les prix à la production ont pour leur part continué à reculer, à -0,5 % sur un an, à un rythme supérieur à celui de novembre (-0,4 %)..

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AFP