Pendant qu’à Paris le ministre pouvait se réjouir d’avoir rassemblé la filière autour du pacte de lutte contre la grippe aviaire et de relance de la filière du foie gras, la Confédération paysanne du Pays basque mobilisait depuis le 12 avril 2017 ses troupes devant trois exploitations « pour empêcher l’abattage préventif des cheptels de plein air de poules et de canards ».

Le syndicat a aussi interpellé des élus pour qu’ils interviennent et « ramènent l’Administration à la raison au vu des arguments sanitaires solides qui justifient que ces élevages ne soient pas détruits ». Le syndicat revendique le soutien de plusieurs conseillers régionaux de la Nouvelle Aquitaine.

La Confédération paysanne du Pays basque assure que le vice-président de la Région de la Nouvelle Aquitaine en charge de l’agriculture, « s’était mis en relation avec le cabinet de Stéphane Le Foll pour demander au nom de la Région […] des dérogations à la mesure d’abattage préventif […] pour les trois élevages ».

Le syndicat affirme qu’il ne réclame pas « de complaisance mais une gestion sanitaire de bon sens. Nous rappelons aussi que les analyses réalisées sur les trois fermes confirment que les animaux ne sont pas porteurs du virus. La DDPP a souligné qu’elle souhaite que les élevages soient abattus avant la fin de la semaine. »