« Avec près de 225 000 têtes, les abattages d’agneaux sont en retrait de 3,5 % en têtes par rapport à 2016, note le ministère de l’Agriculture dans une note d’Infos rapides mise en ligne à la fin de décembre 2017. En poids, ils se replient de 3,2 %. Les abattages d’ovins de réforme progressent de 6,8 % en têtes et de 11,8 % en poids. Sur les onze premiers mois de l’année, les abattages d’agneaux chutent de 9,7 % en têtes et 9,5 % en poids par rapport à leurs niveaux de 2016. »

Repli des importations en vif

En octobre, les importations d’ovins vivants ont atteint 11 200 têtes contre 20 900 têtes en 2016. « Cette baisse concerne en premier lieu l’Espagne dont les ventes vers la France sont divisées par 2, atteignant près de 6 500 têtes en 2017. Sur les dix premiers mois de 2017, les importations sont en repli de plus de 26 %. Sur cette période, le repli concerne les achats en provenance d’Espagne (–39 000 têtes) et des Pays-Bas (–9 000 têtes). »

Quant aux exportations d’ovins vivants, elles reculent elles aussi en octobre : de 4,6 % en têtes. Sur les dix premiers mois de 2017, le repli est de 1,3 %. « Si les ventes vers l’Italie et la Grèce reculent, de 27 % et 29 % en têtes, celles vers l’Espagne progressent de 18 %. En octobre 2017, avec près de 5 400 tec, la production ovine totale se maintient en glissement annuel. En revanche, sur les dix premiers mois, avec plus de 138 000 tec, elle est en repli de 1,7 % par rapport à 2016. »

Votre analyse du marché - Ovins

L’offre en agneaux est limitée

L’ambiance reste lourde dans les abattoirs face à la faiblesse de la consommation. Les disponibilités saisonnières modestes participent à la bonne tenue des prix sur les marchés. La fermeté des cotations Outre-Manche atténue aussi la pression sur les agneaux français.