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La production d’agneaux se tasse en 2017

Ovins
 - La production d’agneaux se tasse en 2017
© M.-F. Malterre/GFA

La dégradation des volumes est la conséquence d’une baisse de la production d’agneaux, et ce, malgré la hausse de celle d’ovins adultes, selon la dernière publication d’Agreste conjoncture, publiée en mai 2018.

Production en recul quasi continu. Après une baisse quasi continue depuis 2012 puis un rebond en 2016, la production ovine se tasse de nouveau en 2017, aussi bien en têtes (–0,6 %) qu’en poids (–0,9 %). Elle prolonge la tendance générale de –25 % en têtes et –23 % en poids depuis 2000. Cette dégradation est la conséquence d’une baisse de la production d’agneaux (–1,6 % par rapport à 2016) et ce, malgré la hausse de la production d’ovins adultes (+6 %).

Abattages en baisse. Après un léger rebond en 2016, les abattages d’agneaux (90 % de la production française) se contractent à nouveau en 2017 (–2,8 %), se maintenant néanmoins à plus de 3,6 millions de têtes. Sur le long terme, le recul est de 3 % (–1,7 million de têtes) entre 2000 et 2013, avant une brève stabilisation en 2014 et 2015. « Les abattages se sont ainsi réduits de près d’un tiers en 17 ans », résume Agreste. En tonnage, l’évolution est similaire, le poids moyen des agneaux abattus se maintenant à 18,1 kg par carcasse, sur l’année.

Quant aux abattages d’ovins adultes, ils poursuivent le redressement amorcé en 2014 après le repli de 2003 à 2013. Ils s’accroissent de 2,6 % en têtes et de 2,1 % en tonnage (+2,1 %), pour un poids moyen en recul.

Solde des échanges en amélioration. L’excédent commercial des agneaux vivants (231 000 têtes) s’améliore, la France ayant davantage réduit ses importations que ses exportations.

Les exportations d’agneaux vivants ont reculé de 2,9 % en 2017 par rapport à 2016, à 410 000 têtes. Cette évolution poursuit une tendance baissière depuis une dizaine d’années, avec un recul moyen de 6 % par an entre 2008 et 2016. Ce sont essentiellement de jeunes agneaux de 12 kg issus des filières laitières AOP Roquefort et Ossau-Iraty, destinés aux marchés espagnol (88 % des volumes, en hausse de 6 % par rapport à 2016) et italien (10 %, en fort recul de 37 % en raison des contraintes liées à la FCO et de la concurrence roumaine) pour les fêtes de fin d’année. Les destinations pays tiers pèsent moins de 1 %.

Les ventes de viande confirment la reprise amorcée en 2014, enregistrant +5,7 % ne 2017 par rapport à 2016. Les tonnages sont de 9 300 tec, à destination de l’UE à 90 %, en particulier vers l’Italie et le Royaume-Uni.

En parallèle, les importations reculent aussi. Celles d’agneaux vivants (surtout des animaux de plus de 25 kg vifs) se réduisent d’un quart en l’espace d’un an (2017/2016). Deux tiers proviennent d’Espagne, devenue notre premier fournisseur devant les Pays-Bas depuis 2012. En revanche, le Royaume-Uni n’a pas envoyé un seul agneau en France en 2017. En baisse constante depuis 2009, les importations de viande se stabilisent à 92 000 tec (avec une progression de 0,6 % en valeur), mais leur part, majoritaire dans la consommation intérieure s’accroît légèrement. Le Royaume-Uni (qui bénéficie de la dépréciation de la livre) et l’Irlande, nos deux premiers fournisseurs ont accru leurs livraisons de respectivement 2,5 et 11,7 %, tandis que les origines néo-zélandaise et espagnole se contractaient de 1,7 et 12 %.

Une consommation en long déclin. Comme pour toutes les viandes rouges, la demande en viande ovine poursuit son déclin, à –1,3 % en 2017 par rapport à 2016. Désormais, mois de la moitié des ménages achète cette viande. La France importe plus de la moitié de sa consommation (56 %), une proportion en légère hausse.

Prix. Malgré un repli plus marqué qu’à l’accoutumée au début de l’année, le marché a favorisé une remontée des prix des agneaux à partir du mois de mai. Les cours augmentent en moyenne sur l’ensemble de l’année 2017 (+1,8 % par rapport à 2016), pour s’établir à 6,21 €/kg en moyenne. Néanmoins, ils restent inférieurs de 0,8 % à la moyenne de 2012 à 2016.

Au début de 2018, les cotations s’établissent nettement au-dessus de celles de 2017.

Un cheptel en recul continu

La baisse de production s’inscrit dans un contexte de diminution du cheptel reproducteur (–2 % entre 2000 et 2013, puis –1 % entre 2014 et 2017).

Le cheptel ovin français a reculé de 26 % entre 2000 et 2017, passant de 9,3 à 6,9 millions de têtes. Ce repli concerne le troupeau allaitant, avec des effectifs de brebis et agnelles en baisse de 36 % entre 2000 et 2017. Le troupeau laitier est en revanche quasi stable (–1,7 %).

Tendance générale en Europe

La France n’a pas l’exclusivité de ce déclin. Les cheptels diminuent aussi dans les autres gros producteurs européens : –35 % en Espagne, –13 % en Irlande, –11 % au Royaume-Uni, –8 % en Grèce…

Le Royaume-Uni détient le plus gros cheptel, suivi de loin par l’Espagne, la Roumanie et la Grèce. Viennent ensuite la France et l’Italie, ex aequo.

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