Dans un contexte où les parts d’importations ne cessent de croître sur notre marché intérieur, l’étiquetage de l’origine est devenu une question centrale au sein du débat public. Le consommateur veut plus d’informations concernant l’origine et la composition des produits, et ce, dans un cadre harmonisé et transparent.

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« Afin d’améliorer l’information des consommateurs, la législation de l’Union européenne (UE) exige que la viande de porc, de mouton, de chèvre et de volaille soit pourvue d’un étiquetage indiquant le pays ou lieu d’origine », stipule la Commission européenne dans le résumé de la consultation publique.

Collecter des preuves pour y voir plus clair

L’objectif des consultations est « d’évaluer si les règles établies pour l’indication obligatoire de l’origine sont efficaces, efficientes, cohérentes et pertinentes et apportent une valeur ajoutée européenne », expose la Commission.

Par un travail d’étude externe, la Commission cherche à obtenir des informations et des réactions des parties prenantes concernées et un public plus large au sujet de l’étiquetage obligatoire de l’origine des viandes fraîches, réfrigérées et congelées de porcins, d’ovins, de caprins et de la volaille. Sont sollicités dans le cadre des activités de consultation les autorités publiques [compétentes] des États membres de l’Union européenne, les consommateurs et organisations de consommateurs, les agriculteurs et organisations d’agriculteurs, le secteur des industries et du commerce de détail, les universitaires, les experts ainsi que les organisations non gouvernementales (ONG) concernées. Et bien sûr, le grand public.

Le questionnaire est disponible directement sur le site internet de l’Union européenne.

Les résultats d’évaluation attendus pour avril 2020

La Commission publiera un rapport sur l’étiquetage obligatoire de l’origine, attendu pour avril 2020. La synthèse globale sera disponible sur le site internet de la consultation. Les éléments qui permettront de constituer l’étude d’évaluation se baseront à la fois sur :

  • Les données de contrôle disponibles dans les États membres ;
  • Les informations statistiques recueillies par la Commission, telles que l’enquête sur la structure des exploitations agricoles, les données du Réseau d’information comptable agricole (Rica), les données de marché ainsi que d’autres données disponibles ;
  • Toute étude pertinente achevée ou en cours sur l’étiquetage ;
  • Les informations pertinentes grâce aux indicateurs inclus dans le cadre commun de suivi et d’évaluation de la Pac 2014-2020 ;
  • Les informations obtenues auprès des citoyens et des parties prenantes.

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Lucie Pouchard