« Relativement pessimistes ». Voici comment la Fefac décrit l’état d’esprit des experts du marché européen de l’aliment composé pour l’année en cours. Dans un communiqué de presse diffusé ce 28 juin 2016, elle avance que si la production d’aliment pour volailles devait continuer à croître, de 0,5 %, celle des aliments destinés aux porcins devrait reculer de 1,5 %, en lien avec les prévisions de production de viande porcine dans l’UE.

La qualité sanitaire du blé sous surveillance en 2016

Du côté de l’approvisionnement, les experts de la Fefac estiment que les conditions météorologiques froides et humides de ce printemps, devraient aboutir à une plus grande disponibilité de blé fourrager sur le marché communautaire. « La prudence sera nécessaire en ce qui concerne la qualité sanitaire », estiment-ils.

Sur le front de la protéine, ces experts gardent à l’œil les prévisions de récolte de soja aux États-Unis. Ces dernières sont, pour l’instant, bonnes. Ils soulignent que la récolte en Amérique du Sud a été inférieure aux prévisions en 2016, et que la demande mondiale de tourteau de soja reste élevée.

Moins d’aliments pour bovins en 2015

En 2015, pendant que la production d’aliments composés destinés aux bovins chutait de 0,7 %, celle pour les porcins et les volailles augmentait de 0,6 % et 1,2 %. La Fefac estime également que le prix des aliments a reculé, comparé à 2014, grâce à une bonne récolte de céréales dans l’UE en 2015, et des disponibilités largement suffisantes en tourteaux, notamment de soja.

Parmi les poids lourds européens, la Pologne et l’Espagne ont connu une croissance de l’ordre de 4 % de leurs fabrications en 2015. L’Allemagne enregistre une baisse de 2,9 % après cinq années de croissance, et le Royaume-Uni, une chute de 4,3 % liée à son secteur avicole (-8,9 %). Les évolutions en France (-0,4 %), en Italie (+1,4 %) et aux Pays-Bas (+0,7 %) sont limitées. L’Espagne et l’Allemagne sont au coude à coude pour la place de leader européen (23 345 Mt et 21 094 Mt), devant la France (14 286 Mt).