« Cet événement se déroule dans un contexte particulièrement difficile pour les éleveurs français », annonçait Martial Marguet, éleveur laitier et président de l’Idele, au début de cette journée de conférences. Il a néanmoins souligné que « d’autres envient la qualité de nos produits. Alors, sachons la vendre ».

Des importations asiatiques qui se diversifient

Dans l’incapacité de satisfaire leur demande intérieure, les pays asiatiques restent de grands importateurs de produits laitiers. Si les ingrédients secs représentent jusqu’alors la majorité des échanges, une diversification s’opère.

C’est notamment le cas au Japon, en Corée et en Chine, cette dernière absorbant à elle seule plus de moitié des importations asiatiques. « Il y a une réelle expansion des produits à haute valeur ajoutée, affirme Jean-Marc Chaumet, de l’Idele. La crème, le beurre et les fromages sont en demande croissante et le développement des ventes par internet favorise cette dynamique. »

« Les AOP nous aident à l’exportation »

Venu témoigner de la stratégie industrielle et commerciale d’Isigny Sainte-Mère, Arnaud Fossey, président de la coopérative laitière, a souligné l’intérêt des signes officiels de qualité à l’exportation. « Nous prévoyons de réaliser 60 % de notre chiffre d’affaires à l’exportation en 2017. Au-delà du lait infantile, nos produits AOP, le beurre, le fromage et la crème ont permis une réelle reconnaissance de la qualité. Ils nous ont créé une place sur le marché, notamment en Corée et en Chine. » Il n’en oublie cependant pas l’importance du marché intérieur. « Il faut être bon sur le marché national pour être bon à l’exportation », conclut-il.

V. Gu.