Le « zéro attaque » sur les troupeaux est bien loin des réalités cet été encore. Avec plus de 5 000 victimes au 31 juillet, les dégâts sur les troupeaux sont encore en augmentation (+ 259 têtes) par rapport à l’année dernière à la même date.
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Le « zéro attaque » sur les troupeaux est bien loin des réalités cet été encore. Avec plus de 5 000 victimes au 31 juillet, les dégâts sur les troupeaux sont encore en augmentation (+ 259 têtes) par rapport à l’année dernière à la même date.

Pour soutenir les éleveurs de la région, la plus touchée, avec près des deux tiers des constats, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, Patrick Bénézit, secrétaire général adjoint de la FNSEA et Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine, étaient ce lundi matin sur l’exploitation de Julien Giraud, à Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Pour lui, les attaques de loup sont invivables. Il ne sait plus quoi faire. L’installation d’une double clôture n’a rien changé. « Il faut que l’État prenne conscience de la situation », se désespère-t-il.

« Constat d’échec collectif »

Dans le département, le nombre de victimes était de 835 à la fin du mois de juillet, soit 300 de plus qu’en 2017 à la même date. « Lorsque les attaques de loup augmentent, c’est un constat d’échec collectif, déclare Christiane Lambert. Nicolas Hulot est à l’écoute, mais il nous faut plus que cela. Notre combat, ce n’est pas le zéro loup, mais le zéro attaque. Réguler la population de loup n’est pas qu’une problématique agricole, les espaces vont se vider si on n’agit pas. »

« Protéger l’élevage »

Les constats d’attaques explosent aussi cet été dans le Cantal aussi où les représentants de la FDSEA et JA (Jeunes Agriculteurs) organisaient une conférence de presse vendredi 24 août. Le prédateur avait été observé il y a trois ans dans le département, et il refait parler de lui depuis le mois de juin 2018, avec de nombreuses pertes sur les troupeaux.

« Un éleveur a perdu près d’une cinquantaine de brebis en deux mois sur les estives près de Salers. Pourtant deux patous étaient présents auprès du troupeau », explique Denis Boudou de JA. Cette perte représente près de la moitié de son effectif.

L’exploitant va redescendre ses animaux prématurément. Il va devoir les nourrir avec une ration hivernale ce qui va lui coûter très cher. Les éleveurs veulent des solutions et demandent des tirs de défense. « Nous ne voulons pas de loups et nous voulons que l’élevage, en voie de disparition, soit protégé », insiste Denis Boudou.

M.-F. M.

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