« Pour le seul mois de juillet, près de 1400 bêtes ont été massacrées en France, constate Olivier Maurin, coprésident de la Fédération nationale pour la défense du pastoralisme (FNDP). Les troupeaux en estive subissent la prédation de plein fouet. On ramasse des cadavres de brebis tous les jours. La situation est totalement hors de contrôle. »
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« Pour le seul mois de juillet, près de 1400 bêtes ont été massacrées en France, constate Olivier Maurin, coprésident de la Fédération nationale pour la défense du pastoralisme (FNDP). Les troupeaux en estive subissent la prédation de plein fouet. On ramasse des cadavres de brebis tous les jours. La situation est totalement hors de contrôle. »

Éleveurs démunis

Les éleveurs se sentent complètement démunis et lâchés par l’État. Une délégation de la FNDP avait rencontré les représentants d’Emmanuel Macron à l’Élysée au début de l’année, « mais rien n’a changé, se désole Olivier Maurin. Si l’État veut qu’on abandonne la production ovine, qu’il nous le dise franchement. La situation pour les éleveurs est insoutenable. »

Pour la FNDP, il est urgent que le tout nouveau plan loup soit révisé. « Une seule brigade loup pour les quarante départements, c’est nettement insuffisant, souligne Olivier Maurin. Il en faudrait une par département. »

Absence de transparence

Les éleveurs dénoncent l’absence de transparence de l’État au sujet du comptage des loups et des hybrides. « On est dans l’impasse totale, ajoute-t-il. Le laboratoire Antigène ne diffuse jamais ses résultats. » Cela amplifie les doutes au sujet de la génétique des loups.

« Nous avons cependant obtenu que le laboratoire allemand ForGen puisse analyser les échantillons prélevés sur des loups du parc du Gévaudan, précise Olivier Maurin. Ils pourraient être à l’origine des loups baltes dont la présence a été reconnue dans la campagne lozérienne par l’ONCFS. »

M.-F. Malterre