Le décret dote le préfet coordonnateur de compétences lui permettant d’assurer la maîtrise des tirs de loups autorisés en application des deux arrêtés pris le 19 février 2018 (1).

Avec ce décret, le préfet coordonnateur pourra sélectionner les territoires où les tirs de prélèvements simples et renforcés de loups peuvent être autorisés par les préfets de départements.

Il aura aussi la possibilité de suspendre sur certains territoires des décisions des préfets de département relatives à la mise en œuvre des tirs de prélèvement simples et renforcés et des tirs de défense renforcée à compter du 1er septembre, jusqu’au 31 décembre.

Le décret prévoit aussi que le préfet puisse, mettre en œuvre des modalités particulières d’intervention sur la population de loups, dans certaines zones du front de colonisation du loup, là où les mesures de protection sont difficiles à mettre en place.

Assurer la protection des troupeaux

En fin d’année, lorsque le quota de prélèvement de loups sera atteint, le préfet pourra augmenter ce nombre dans la limite de 2 % de l’effectif moyen de loups estimé annuellement, uniquement pour la mise en œuvre des tirs de défense (simple ou renforcée). Le préfet coordonnateur pourra également décider, par arrêté, que la mise en œuvre des tirs de défense simple, autorisés par les préfets de département puisse se poursuivre au-delà de tout plafond de destruction de loups, afin d’assurer en permanence la protection des troupeaux domestiques.

Le préfet aura aussi la charge d’arbitrer l’affectation de la brigade loup.

(1) L’un fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup et l’autre le nombre maximal de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée chaque année.