« La limitation des promotions à 25 % des volumes dès l’année prochaine pose un problème aux productions avicole et cunicole, soutient la CFA, dans un communiqué publié le 3 décembre 2018. […] En effet, ces filières sont caractérisées par une production très diversifiée en termes d’espèces et de signes de qualité qui nécessite une mise en avant pour atteindre...
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
25%

Vous avez parcouru 25% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

« La limitation des promotions à 25 % des volumes dès l’année prochaine pose un problème aux productions avicole et cunicole, soutient la CFA, dans un communiqué publié le 3 décembre 2018. […] En effet, ces filières sont caractérisées par une production très diversifiée en termes d’espèces et de signes de qualité qui nécessite une mise en avant pour atteindre le consommateur. »

Si cette ordonnance de la loi agriculture et alimentation n’est pas encore promulguée, le syndicalisme majoritaire rapporte « des conséquences perverses sur le terrain, avec des contrats revus à la baisse de près de 15 % pour les volailles de label, vendues à 40 % en promotion », ainsi que « l’allongement des vides sanitaires, et donc un manque à gagner pour les éleveurs ».

60 % du lapin vendu en promo

« L’encadrement des promotions est une nécessité pour freiner la fuite de la valeur des produits agricoles », reconnaît la CFA, qui craint toutefois une « mise en œuvre trop brutale […]. À titre d’exemple, la viande de lapin est aujourd’hui vendue à plus de 60 % en promotion, et si nous déplorons fortement cet état de fait, force est de constater que la mise en œuvre brutale de l’ordonnance risque d’être fatale pour cette filière qui peine déjà à se maintenir dans les rayons. »

« Pression intolérable » de la distribution

« Nous déplorons le comportement de certains distributeurs qui semblent profiter de ce futur dispositif pour exercer une pression intolérable sur les prix et les volumes à contractualiser », s’agace la CFA. « Ces gens sont donc incapables de mettre en avant des produits, d’en faire la promotion, sans casser les prix ? » déplore Jean-Michel Schaeffer, le président du syndicat.

Alors que les négociations commerciales sont déjà bien engagées, la CFA estime que « l’État doit intervenir auprès des distributeurs pour qu’ils cessent de jouer un double jeu […], et doit aussi prendre en compte nos spécificités en acceptant une mise en œuvre progressive pour les filières avicole et cunicole ».

V. Gu.