Affecté par d’importants impayés, s’élevant à 414 000 euros, et des dettes de gestion, le marché au cadran d’Ussel (Corrèze) a connu une période difficile. La nouvelle équipe dirigeante s’emploie depuis près d’un an à stabiliser cette structure, dont l’activité est vitale pour l’élevage régional. Ouvert fin 2004, le cadran totalise la commercialisation de...
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Affecté par d’importants impayés, s’élevant à 414 000 euros, et des dettes de gestion, le marché au cadran d’Ussel (Corrèze) a connu une période difficile. La nouvelle équipe dirigeante s’emploie depuis près d’un an à stabiliser cette structure, dont l’activité est vitale pour l’élevage régional. Ouvert fin 2004, le cadran totalise la commercialisation de 300 000 bovins. Avec 1 355 actionnaires, dont 618 éleveurs, utilisateurs réguliers, et un potentiel de 50 acheteurs, le marché a dégagé un chiffre d’affaires de 19 millions d’euros en 2018, pour près de 20 000 animaux vendus.

Une équipe renouvelée

« Le marché n’a pas perdu la confiance des éleveurs et des opérateurs fidélisés à des transactions hebdomadaires. Celles-ci se déroulent dans la transparence des cours, souligne Gilbert Mazaud, nouveau président de la structure. Nous conduisons une politique de restructuration rigoureuse et une gestion drastique. Il y va de la survie du marché. »

Le redressement va bon train avec un renouvellement partiel, rajeuni et féminisé, du conseil d’administration, l’embauche d’un directeur, une diminution du personnel et un prêt de 150 000 euros au Crédit agricole. En outre, un prêt public de 250 000 €, remboursable en cinq ans, avec un différé de deux ans sans intérêt, alloué par le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, a permis d’arrêter le recours à un crédit à court terme.

Une référence

Pour Jérémy Brugère, éleveur à Magnat-l’Étrange (Creuse), « le marché est un rendez-vous important, où les éleveurs peuvent échanger sur leur métier et sur les cours. Il représente une référence fiable en race limousine. » Avec 60 vaches, le jeune éleveur y commercialise tous ses broutards mâles et femelles depuis son installation. Le 12 février, il a vendu avec satisfaction des veaux de 330 kg vifs, au prix de 3,20 €/kg vif. En 2018, le prix moyen de ses ventes a oscillé entre 1 000 à 1 050 € par broutard.

Guy Arestier, éleveur et négociant à Bétaille (Lot) est lui aussi un utilisateur fidèle. « Le marché est la seule vitrine qu’ont les éleveurs pour connaître la valeur de leurs animaux avec des transactions reflétant la réalité du contexte économique. De plus, ils restent maîtres de leurs ventes. »

Les paiements sont effectués à J + 4 avec des frais de marché de 1,8 % ou J + 17 avec des frais de 1,5 %. Des ventes de reproducteurs et d’animaux gras sont organisées deux fois par an, pour diversifier l’utilisation du site. Du bois référencé par des experts forestiers transite également en deux ventes annuelles au marché (150 000 m3 et 4 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Monique Roque-Marmeys