Alors que la clôture des négociations entre le Mercosur et l’Union européenne approche, la Confédération française de l’aviculture (CFA) s’inquiète du maintien de la volaille dans ces négociations. Dans un communiqué du 7 décembre, le syndicat rappelle au président de la République « la nécessité de bloquer à tout prix l’ouverture de nouveaux contingents ».

Le plan de filière pas encore dévoilé mais déjà en danger

La CFA met dans la balance le plan de filière que le gouvernement a demandé. « Alors qu’en France, près d’un poulet sur deux est importé, l’ouverture de nouveaux contingents reviendrait à mettre en concurrence des filières ne respectant pas les mêmes règles du jeu et conduirait purement et simplement à tuer dans l’œuf le socle sur lequel repose le plan de filière de la filière de volaille », explique-t-elle.

« Aujourd’hui le poulet brésilien coûte deux fois moins cher que le poulet européen », rappelle le syndicat. Ce constat nuit à l’un des premiers points du plan de filière qui est la reconquête du marché intérieur mais également « l’accentuation de la dynamique existante sur les productions sous label rouge et bio ».

En parlant de règle du jeu, la CFA évoque aussi les normes sanitaires. « Le dernier scandale sanitaire au Brésil avec l’arrivée de viande avariée en est l’illustration concrète et les derniers résultats des contrôles sanitaires aux frontières ne sont pas rassurants », estime-t-elle.