« Cette décision nous inquiète fortement étant donné que l’accord commercial avec le Mercosur aura de graves répercussions sur l’agriculture, notamment le secteur bovin, déclare Jean-Pierre Fleury, le président du groupe en charge de la viande bovine au Copa-Cogeca cité dans un communiqué diffusé ce 14 septembre 2017. Cela est d’autant plus préoccupant que la consommation de viande a déjà chuté de 20 % depuis dix ans et que nous ne connaissons pas encore l’impact qu’aura le Brexit. »

Pas les mêmes règles

L’organisation souligne notamment les règles qui s’appliquent en Europe, en matière d’alimentation animale, de traçabilité ou de bien-être. « Nous enregistrons les mouvements des animaux individuels dès leur naissance jusqu’à leur abattage, tandis que dans les pays du Mercosur, seuls 10 % de la vie des animaux sont couverts. Notre système rassure les consommateurs concernant la sécurité et la qualité de leur viande. »

Le syndicat argumente sur un autre sujet : les emplois et l’activité économique générée dans les zones rurales de l’Union européenne par la production bovine. Sans oublier les aspects environnementaux : « Soixante millions d’hectares de prairies, qui agissent comme des puits de carbone, existent grâce à ce secteur économique. »

« Besoin d’accords équitables »

« Cette décision de la Commission […] nous déçoit, renchérit Pekka Pesonen, le secrétaire général du Copa-Cogeca. Nous avons besoin d’accords équitables et équilibrés en matière d’agriculture. Une nouvelle étude européenne sur l’impact commercial confirme qu’un accord avec le Mercosur aurait des répercussions catastrophiques sur le secteur européen de la viande bovine à moins que des contingents tarifaires ne soient imposés aux importations.. »