Lundi 20 mars, les magasins du groupe Schiever (bi1, Atac, Maximarché) se sont engagés à cesser de commercialiser de la viande de lapins élevés en cage. Du moins, dans ses rayons de boucherie traditionnelle. Il faudra encore attendre cinq ans avant que l’engagement concerne aussi le libre-service.

Pour l’association Welfarm, qui annonce la nouvelle dans un communiqué du 27 mars 2017, la décision de Schiever est une « avancée majeure pour les 32 millions de lapins qui sont actuellement élevés en cage en France. » Toujours selon l’association, près de 99 % des lapins de chair français sont élevés en cages. Il reste donc à savoir où le groupe se fournira pour alimenter ses rayons.

Un distributeur déjà engagé

La décision de Schiever tombe à peine quinze jours après que les députés européens ont voté, le 14 mars dernier, en faveur d’un rapport d’initiative sur des normes minimales de protection des lapins.

Et ce n’est pas la première fois que le groupe s’engage pour le bien-être des animaux. Welfarm rappelle que c’est Schiever le premier qui a banni en France les œufs de poules élevées en cages, en novembre 2014. En décembre 2016, pour les fromages de sa filière de qualité bi1, il impose l’accès des laitières au pâturage. Du côté de la viande (bovine, ovine et porcine), le distributeur garantit que le temps de transport des animaux ne dépasse pas 4 heures. Les veaux des filières de qualité bi1 sont élevés sur paille, et non sur caillebotis.

Welfarm ajoute que le groupe Carrefour a également annoncé sa volonté d’accompagner le développement d’une filière de lapins en habitat alternatif.

Hélène ChaligneJournaliste – Service web