Le syndicat juge ce déstockage « inapproprié », car il « met un coup de frein à la sortie de la crise laitière », alors que les indicateurs économiques laissaient espérer une légère reprise du marché du lait européen. « Même si ce déstockage ne représente que 6 % du volume mis en intervention depuis septembre 2014, cette décision limitera inévitablement la hausse du prix du lait à la ferme », estime l’OPL dans un communiqué du 26 novembre 2016.

« Stratégie incompréhensible »

Le syndicat pointe du doigt « une stratégie incompréhensible », précisant que « le plan de réduction volontaire mis en place en octobre dernier devrait permettre de favoriser une régulation de la production indispensable au secteur. Pourtant, la Commission adopte à présent une stratégie totalement contradictoire qui consiste d’une part à payer pour réduire la production, et d’autre part à ramener de la poudre de lait sur le marché pour créer un excédent. C’est à croire, qu’une fois de plus, elle met à profit tous les moyens qu’on lui laisse pour garder un niveau de prix bas au mépris de la détresse des producteurs. »

L’OPL interpelle la Commission sur « la redistribution de la plus-value de ces ventes (différence entre le prix faible à l’achat et le prix de vente lié au cours plus élevé aujourd’hui) » et réitère son appel à la mise en place d’une « politique de régulation préventive et sur du long terme avant de se débarrasser dans l’urgence des stocks d’intervention avec toutes les conséquences pour les éleveurs ».

E.C.