« À moins d’un euro le litre, tout le monde ne gagne pas sa vie dans la filière. Il y a forcément un maillon qui vend à perte, a affirmé Yves Legros, président de Syndilait (1), lors d’une conférence de presse ce mardi 15 mai à Paris. Aujourd’hui, la baguette à un euro ne choque personne, et la brique de lait à un euro ne choque pas autant que certains le disent. »
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« À moins d’un euro le litre, tout le monde ne gagne pas sa vie dans la filière. Il y a forcément un maillon qui vend à perte, a affirmé Yves Legros, président de Syndilait (1), lors d’une conférence de presse ce mardi 15 mai à Paris. Aujourd’hui, la baguette à un euro ne choque personne, et la brique de lait à un euro ne choque pas autant que certains le disent. »

Pourtant, la réalité est toute autre dans les linéaires. « Aujourd’hui, les laits de marque de distributeur sont en moyenne autour de 0,70 € le litre, les marques nationales autour de 0,90 € le litre, et les démarches différenciées autour d’un euro le litre », poursuit-il.

« Le consommateur s’y perd »

Pour Emmanuel Vasseneix, président de l’Institut professionnel du lait de consommation (IPLC), « Les démarches différenciées comme les marques de consommateurs sont venues secouer l’ensemble de la filière, y compris la distribution. Elles ont agi comme une lame de fond de compréhension de la valeur des choses. Car à force de promotions, le consommateur s’y perd. »

Car celui qui est aussi le directeur de la laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel s’inquiète du renouvellement des générations en élevage laitier. « Dans ma Région Centre-Val de Loire, sur cinq éleveurs qui cessent la production laitière, il n’y a qu’une seule reprise, constate Emmanuel Vasseneix. Dans le Grand Ouest, ce ratio est d’un élevage sur trois. Dans cinq ans, il n’est pas certain que la France produise assez de lait pour sa consommation intérieure. »

(1) Organisation regroupant les principaux fabricants français de lait liquide.

V. Gu.