« Alors que le conseil d’administration du Cniel s’est tenu ce matin, la Confédération paysanne tient à rappeler qu’elle n’approuvera jamais d’accords interprofessionnels sans une remise en cause profonde du fonctionnement de la filière, lance le syndicat dans un communiqué diffusé ce 25 septembre 2018. Redonner du poids aux valeurs amont créées est une urgence absolue. »

Cinq revendications

Quelles sont les attentes de la Confédération paysanne vis-à-vis du Cniel ? L’organisation syndicale en liste cinq :

  • Un canevas de contrat type « pour les organisations de producteurs qui pourront obtenir des aménagements uniquement mieux-disants sur cette base » ;
  • Une garantie d’utilisation « appropriée des indicateurs économiques pour une couverture des coûts de revient des éleveurs » ;
  • Un « droit au repos hebdomadaire des éleveuses et éleveurs par un financement adapté » ;
  • La publication d’indicateurs de valeur du marché intérieur et une connaissance plus fine des valorisations à l’exportation ;
  • Un partage de la valeur ajoutée défini par accord interprofessionnel concernant les démarches « Lait de pâturage » et « Lait sans OGM ».

« Le débat “plan de filière” doit vivre sur le terrain dans l’intérêt de la défense collective du revenu paysan, insiste le syndicat. Industriels et distributeurs doivent payer le travail paysan. Nous ne renoncerons pas et dénoncerons tout pseudo-accord sur ce plan de filière si ce dernier ne s’avère pas à la hauteur pour rééquilibrer le rapport de forces actuel ! »