« Nous avons beaucoup de mal à comprendre comment 16 000 analyses réalisées en 2017 ont pu ne rien révéler. Nous avons des doutes sur la fiabilité de ces tests. » Ces propos, tenus par Emmanuel Besnier en janvier dernier, étaient sans ménagement à l’égard d’Eurofins. Ce laboratoire a en effet participé aux tests d’autocontrôle de l’usine de Craon, mise en cause dans l’affaire du lait infantile contaminé en décembre dernier.

« Aucune inquiétude sur la fiabilité des analyses »

« Nous sommes extrêmement sereins par rapport à cette affaire, a affirmé Gilles Martin, le PDG d’Eurofins, lors d’un point de presse le mardi 6 mars 2018 à Paris. Nos laboratoires concernés ont extrêmement bien travaillé, nous n’avons absolument aucune inquiétude sur la fiabilité de ces analyses. » Il a cependant estimé que la stratégie de défense de Lactalis consistant à « se défausser » sur Eurofins était « extrêmement malheureuse », et de nature « à nous porter préjudice en termes d’image ; mais financièrement, c’est un épiphénomène ».

Le spécialiste des analyses biologiques a enregistré une activité record en 2017, avec une progression de ses ventes de 20,6 % au quatrième trimestre. Le groupe Eurofins anticipe un chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’euros en 2018, contre 2,97 milliards d’euros atteints l’an dernier.

Avec l’AFP