Le ministère de l’Agriculture avait annoncé le 18 septembre que le groupe, numéro un mondial du lait, avait été à nouveau autorisé à commercialiser la poudre de lait infantile produite dans cette usine, neuf mois après le début du scandale sanitaire.

Mais « on vient de démarrer. On est loin de tourner à plein », a déclaré Daniel Jaouen dans cet entretien paru mercredi dans le quotidien économique.

Pour le responsable, « le retour à la normale ne peut être que très progressif », étant donné d’une part le fait que l’entreprise a « du mal à trouver du personnel » pour une usine qui a été arrêtée depuis la fin de 2017, et d’autre part le défi de « recréer notre marché » et de « regagner la confiance » des consommateurs.

« Nous avons arrêté la marque Milumel dans laquelle on a trouvé des salmonelles au profit d’une autre marque, Celia, qui n’était vendue qu’à l’exportation jusqu’à présent. Nous sommes bien conscients qu’il faudra du temps pour relancer notre lait infantile », a ajouté M. Jaouen.

À la fin de 2017, 36 nourrissons ont été atteints de salmonellose après avoir bu du lait infantile des marques Picot et Milumel produit dans l’usine de Craon, un scandale sanitaire dont la gestion a été pilotée au plus haut niveau de l’État.

Le 9 octobre, le pôle de santé publique du parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X notamment pour « tromperie sur les qualités substantielles des marchandises » et « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à trois mois ».

AFP