L’identification électronique des bovins sera-t-elle obligatoire à compter du 1er janvier 2018 ? « Non », répond la Confédération paysanne ce vendredi 17 mars 2017, dans un communiqué de presse. « Non seulement la date du 1er janvier 2018 n’est pour le moment qu’hypothétique, mais surtout, le projet global d’identification électronique obligatoire n’est pas assuré de voir le jour », prévient-elle.

Une mesure à « 65 millions d’euros »

Le syndicat accuse « certains EDE (établissement départemental d’élevage) [d’avoir] d’ores et déjà arrêté les commandes automatiques de boucles conventionnelles et de demander aux éleveurs d’acheter le moins de boucles conventionnelles possible, afin d’anticiper la mise en œuvre du puçage électronique au 1er janvier 2018 ».

Pourquoi les EDE agiraient-ils ainsi ? « Dans l’espoir d’utiliser la baisse des commandes pour convaincre le ministère de rendre obligatoire l’identification électronique, mais aussi la dématérialisation des documents de circulation », affirme la Confédération paysanne, estimant que ces manœuvres mettraient en danger les éleveurs.

L’organisation estime à 65 millions d’euros (M€) le coût de cette mesure, avec une participation de l’État à hauteur de 20 M€. « Les organisations de la filière qui pourraient être favorables à ce projet ont toujours exigé que ses coûts soient entièrement couverts par des financements publics. Pourquoi certaines chambres incitent les éleveurs à arrêter d’acheter des boucles conventionnelles ? », interroge le syndicat.