Un vaste trafic de viande de cheval a été démantelé dans le cadre d’une enquête menée en Espagne. Europol l’a révélé le dimanche 16 juillet 2017, en évoquant des ramifications dans huit pays européens, dont la Belgique où le cerveau du réseau a été arrêté.

Dans le cadre de cette enquête, « soixante-cinq personnes ont été arrêtées et poursuivies pour des délits tels que la maltraitance animale, la production de faux, des atteintes à la santé publique, le blanchiment d’argent et l’appartenance à une association de malfaiteurs […] », précise un communiqué d’Europol.

L’enquête avait démarré en Espagne en 2016, à la suite de la détection par la garde civile d’activités suspectes en lien avec le marché de la viande de cheval.

La suite du horsegate

En avril 2017, les forces de l’ordre avaient déclenché des opérations contre un réseau de trafic de viande de cheval inapte à la consommation humaine. Selon le quotidien espagnol El País, l’opération visait en particulier un courtier néerlandais en viandes, Jan Fasen, poursuivi par la justice française dans le scandale dit des lasagnes à la viande de cheval qui avait déjà touché plusieurs pays européens en 2013.

Dimanche, Europol a évoqué « un homme d’affaires néerlandais », interpellé dans la station balnéaire de Calpe, au nord-est d’Alicante. L’agence précise aussi qu’il était lui-même en lien avec le cerveau de l’opération, également néerlandais, installé en Belgique.

Huit pays concernés

Dans un premier temps, 25 personnes avaient été arrêtées en Espagne et selon Europol, l’enquête a mené bien au-delà des frontières espagnoles. Finalement, des opérations avaient aussi été conduites de façon coordonnée en Belgique, en France, au Portugal, en Italie, en Roumanie, en Suisse et au Royaume-Uni. Des comptes en banque ont été gelés et des biens immobiliers, saisis, de même que cinq voitures de luxe.

La première affaire, qui avait démarré au Royaume-Uni au début de 2013, avait mis en lumière la complexité et l’opacité des circuits d’approvisionnement et de transformation. Plusieurs grandes marques de surgelés avaient été touchées, dans un contexte de tromperie massive portant sur 750 tonnes de viande écoulée dans 13 pays européens, soit 4,5 millions de plats cuisinés, avait révélé à l’époque l’autorité française antifraude (DGCCRF).

AFP