La Confédération paysanne salue la progression du zonage permise par l’utilisation d’un critère de PBS (production brute standard) restreinte, validé le 19 décembre 2016. Il permet de réintégrer « les élevages du sud de la Dordogne, de l’ouest du Gers, du Jura et du centre du Tarn-et-Garonne », précise le syndicat dans un communiqué, tout en regrettant que le ministère n’ait pas utilisé « tout le potentiel de cet indicateur, ce qui aurait permis de récupérer les 2 500 communes actuellement classées en ZDS (zone défavorisée simple) et toujours exclues ».

Inquiétudes budgétaires

Parmi les territoires où l’élevage reste « en sursis » figureraient notamment le sud de l’Ardèche, le nord du Gard, les Deux-Sèvres et « de nombreuses zones du sud-Ouest ou encore du Var ». Or selon la Confédération paysanne, « le budget prévisionnel de l’ICHN dépasserait déjà le budget actuel », en raison de l’entrée dans le classement de nouveaux territoires qui n’étaient jusqu’à présent pas considérés comme défavorisés.

« Le ministère a assuré qu’il pourrait rallonger les dépenses de quelques dizaines de millions d’euros », indique le syndicat, qui promet de rester mobilisée pour « sécuriser l’élevage » dans les territoires qui risquent de perdre l’ICHN.