Dans la dernière épizootie d’influenza aviaire, le transport de canards entre les phases d’élevage et d’engraissement (ou de pré-engraissement) a largement été mis en cause dans la propagation du virus. Le ministère renforce donc ce maillon en imposant des normes draconiennes de biosécurité.

Les véhicules doivent dorénavant être conçus de manière à :

  • permettre leur nettoyage et leur désinfection ;
  • éviter la perte d’excréments ou de litière ;
  • empêcher la perte de plumes et duvets ;
  • faciliter l’observation des animaux.

Chargements directs et véhicules spécifiques

Un certain nombre d’autres règles sont promulguées. Ainsi, « le transporteur ne procède qu’à des transports directs, des tournées de livraison d’élevages ou des tournées de collecte vers l’abattoir » et « les chargements dans un seul véhicule de palmipèdes provenant d’exploitations différentes sont interdits ».

De plus, un contenant utilisé pour le transport d’animaux d’une catégorie est affecté au transport de cette seule catégorie d’animaux et n’est plus utilisable pour une autre catégorie.

L’arrêté du 14 mars 2018 énumère également les mesures de nettoyage et désinfection, ainsi que l’équipement des chauffeurs. Il impose une formation des chauffeurs à la biosécurité et oblige à la tenue d’un registre des transports réalisés.

E.C.